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Le constat est simple et limpide : depuis la fermeture de Zone-Téléchargement annoncé en grandes pompes fin novembre 2016 par les autorités, rien n’a changé ! Et Hadopi se penche sur le cas du remplaçant de la plateforme, exploitant désormais l’extension .ws (îles Samoa).

Zone Téléchargement était le plus gros site de téléchargement directe (DDL) français lorsque la gendarmerie de Toulouse, le C3N, le centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) et les autorités d’Andorre ont agit pour le fermer suite à des plaintes répétées émanant de la SACEM et de l’ALPA.

Mais voilà, 1 an après, Hadopi dresse le bilan sur la situation et avoue que rien n’a changer dans le paysage du téléchargement illégal. Et pour cause ! Le site a très rapidement été remplacé par Zone Téléchargement (.ws, domaine enregistré en 2014 tout de même donc pas daté de la fermeture du site original), arborant juste un clone et une nouvelle extension de domaine plus « offshore » que le .com d’origine, à peine 24 heures après la fermeture. Et voilà, le tour est joué et la vie continue…

Les fichiers sont toujours stockés sur des plateformes tierces comme Uptobox ou 1fichier.com et il est très simple de télécharger un contenu gratuitement en quelques clics. Du coup, le site était le onzième site le plus fréquenté en France. Seul le service « DL-Protect » est réellement mort. Notons aussi que l’actuel site qui cartonne n’a pas du tout la même équipe d’administrateurs que le site original. Mais le transfert de popularité a très bien été géré !

Selon la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), la majorité des contenus pirates sont mis en ligne par une équipe d’une dizaine de personnes. Plus précisément, 14 uploaders ont partagés 90% des contenus proposés. De décembre 2016 à février 2017, ces individus ont ajouté pas moins de 1 230 fichiers en moyenne chaque semaine sur le site, afin de constituer un vaste catalogue au plus vite. Une fois que le catalogue a été bien rempli, le rythme des uploads a ralenti.

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Rappelons que ces sites ne sont que des annuaires de liens. Pour chaque site tombé sous les coups des autorités, de nouveaux clones apparaissent assez rapidement. Le but de Hadopi via ces actions serait de ralentir la progression et surtout de mettre fin au plus gros portails (cela prend du temps de ré-alimenter un nouveau clone).

La Hadopi souligne par ailleurs que le nouveau Zone-Téléchargement génère des gains monétaires à deux reprises, de façon tout à fait identique au site original : d’une part le site affiche de la publicité sur ses différentes pages, mais ensuite, au moment où l’internaute clique sur l’un des liens de téléchargement, il est renvoyé vers le nouveau service protect-zt.com qui affiche là aussi de la publicité (et qui est un clone parfait de l’ancien DL-Protect). La Hadopi souligne que les annonceurs ne devraient pas être en mesure de publier leurs publicités dessus.

Reste une seule interrogation : le nouveau Zone-Téléchargement va-t-il être fermé ? L’avenir nous le dira, impossible de savoir si le staff actuel se trouve sur des territoires « accessibles » pour les autorités ou non…

Côté statistiques, le site Zone-telechargement.ws est actuellement à la 29ème position du classement des sites Internet les plus visités en France d’après Alexa.

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Vos réactions

Ils parlent du sujet :

  1. […] Le récent rapport publié par la Hadopi était justement consacré au clone Zone-Telechargement.ws et à son immense succès. Or, il semblerait que le site ferait partie des listes de demandes de déréférencement et de blocage récemment émises par la FDNF (Fédération nationale des distributeurs de films), le SEVN (Syndicat de l’édition vidéo), l’API (l’Association des producteurs indépendants) et le CNC (Centre National du Cinéma et de l’Image Animée). […]