Google intensifie la lutte contre le téléchargement illégal

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Aujourd’hui, la plupart des sites pirates ne s’affichent plus dans les résultats de recherche du moteur de Google, grâce à l’utilisation d’une blackliste de noms de domaines jugés illicites. Mais certains arrivent à passer outre en jonglant rapidement avec différents noms. Google a décodé d’intensifier et de durcir sa méthode de désindexation des sites de téléchargements illégal afin que la stratégie ne fonctionne plus pour passer entre les mailles du filet.

Certains sites étaient bien malins et switchaient de nom de domaine tous les trimestres afin de déjouer les blacklistes mondiales utilisées par Google qui les déréférence en fonction de ce paramètre. Pour aller encore plus loin dans sa lutte contre le piratage, le moteur de recherche vient d’ajouter une nouvelle méthode de désindexation, beaucoup plus fiable.

En plus d’être de plus en plus prompt à supprimer les liens qui renvoient vers des sites proposant des contenus piratés, Google annonce désormais une nouvelle méthode de désindexation des sites de téléchargements illégal en partenariat avec les ayants droits !

Avant les filtres anti-piratage, quelques clics suffisait pour voler des contenus protégés par des droits d’auteur. La situation n’a évidemment pas plu aux éditeurs et maisons de production, qui ont rapidement fait valoir leurs droits. Google a donc mis en place un outil de report afin que ces derniers lui précisent les liens litigieux afin de les supprimer. Les ayant-droits ont alors utilisé massivement cette fonctionnalité qui a aujourd’hui franchi la barre des 6 milliards de réclamations reçues en l’espace d’une décennie.

Un nouvel outil a été mis en place suite à la demande de la Commission lituanienne de la radio et de la télévision, qui explique que les représentants de Google affirment que les URL contenant des adresses IP signalées par cette dernière sur directement supprimés du système de recherche de Google. Ainsi, Google peut désormais de lui même désindexer un site de téléchargement illégal en se basant sur son adresse IP. Une solution loin d’être parfaite puisque l’utilisation d’une adresse IP dynamique peut la contourner, mais qui a le mérite de rendre la tâche plus ardue pour les éditeurs de ces plateformes.

Une mesure qui va rendre la vie plus dure aux éditeurs mais qui peut être contournée en utilisant des adresses IP dynamiques (qui changent régulièrement).

Lorsque l’on tombe sur des sites illégaux dans les résultats de recherche, le message suivant s’affiche comme d’habitude :

En réponse à une réclamation reçue dans le cadre de la loi DMCA (Digital Millennium Copyright Act) sur la protection des droits d’auteur aux États-Unis, nous avons supprimé … résultat(s) de cette page.

Rappelons que le téléchargement illégal est reparti de plus belle dès 2022. La France se place cinquième dans le classement des pays les plus amateurs de téléchargement illégal, derrière les USA, la Russie, l’Inde et la Chine, des pays beaucoup plus peuplés.

Le moteur de recherche Bing a aussi commencé la lutte contre l’indexation des sites pirates récemment de son côté.

Source : TorrentFreak