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Le lycéen de 17 ans qui était à la tête de l’une des plateformes de streaming la plus populaire de France est en attente de son procès après la fermeture de ArTV fin 2017. Rétrospective.

Tout est parti d’un simple projet informatique privé et d’un partage entre potes. Vincent, 16 ans à l’époque des faits, est au lycée et vient de créer la plateforme de streaming ArTV qui arrivera à surpasser toutes les autres payantes du pays en quelques mois. Il s’est confié sur Le Monde.

Développeur de talent, le jeune lycéen a assisté à une montée en popularité fulgurante de son site Web de streaming et a rapidement été dépassé par le succès, sans vraiment se soucier de l’aspect légal du système de mise à disposition des flux vidéos TV (176 chaînes au total étaient accessible en diffusion).

Aujourd’hui, le jeune homme attend son procès et risque en théorie une peine de trois ans de prison et 300 000 euros d’amende pour « délit de contrefaçon par reproduction et représentation » après la plainte déposée par l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA).

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Sauf qu’il y a des éléments qui laissent à penser que l’affaire ne sera pas traitée si durement… et pour cause, le lycéen n’a jamais eu pour but de faire des bénéfices de son activité (servant à la base à un groupe d’ami souhaitant regarder des chaînes de la télévision numérique terrestre TNT française depuis l’étranger), à contrario des pirates exploitant ce type de système et générant des millions d’euros de bénéfices.

Le site Web de Vincent ainsi que l’application Android servaient simplement de passerelles vers des flux vidéos diffusés par d’autres en ligne et permettait d’outrepasser les blocages géographiques des chaînes TV. Rappelons que c’est exactement le même principe qu’un VPN en somme, servant de passerelle virtuelle capable de situer un internaute n’importe où dans le monde en passant par un serveur hébergé localement.

Le lycéen n’avait pas prévu l’effet viral lorsque son service a commencé à être massivement partagé sur les réseaux sociaux. Très rapidement il a du faire face à des dizaines de demandes de nouvelles chaînes, dont certaines ont été ajoutées au service par le biais de flux illégaux (par ailleurs toujours diffusés aujourd’hui), comme beIN Sports ou d’autres chaînes sportives. En résumé, la plateforme n’était qu’un relais de streams, légèrement compressés via FFmpeg pour éviter la saturation du serveur payés par l’adolescent.

Au fil du temps, la croissance du service a exiger plus de ressources et le co^t des serveurs a augmenté. Pour faire face à cela, Vincent a du monétiser le service en passant par une régie publicitaire (Pubdirecte en l’occurrence). Les gains publicitaires payés par PayPal sur un compte d’un tiers (lui-même n’était pas en mesure d’en gérer un) lui ont permis de faire grandir la plateforme. Et cette dernière a tellement grandie qu’elle a fini par concurrencer directement les plateformes de streaming légales !

C’est ce qu’il explique aujourd’hui dans une vidéo visible sur la page d’accueil de la plateforme maintenant fermée artv.watch. Une sorte de méa-culpa. Aujourd’hui, comme il l’explique sur Le Monde, il souhaite passer à autre chose et poursuivre ses études ou bien trouver un emploi dans le Web qui est sa passion… affaire à suivre donc.

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