Hotfile : Une sévère amende, condamné à filtrer les contenus ou à fermer

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Accusé de profiter financièrement et de promouvoir le téléchargement illégal, le service de téléchargement direct Hotfile va devoir régler 80 millions de dollars aux studios US de cinéma et mettre en place un système de filtrage des contenus sous peine de devoir fermer ses portes.

Après le succès rencontré lors de la fermeture du cyberlocker MegaUpload et l’adoption de règles de filtrage strictes par RapidShare, la Justice ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Alors que la pression augmente à l’encontre des sites de streaming et que les internautes se rabattent sur le Direct Download, voila que les hébergeurs de fichiers sont visés par les ayants droits. Mauvaise nouvelle certes, mais inéluctable, les services d’hébergement de fichiers sont tous dans le collimateur des ayants droit, et surtout des plus grands studios américains de cinéma, regroupés sous la MPAA.

Une nouvelle victoire a été remportée par cette dernière : Hotfile a en effet accepté de verser 80 millions de dollars à la MPAA pour mettre fin aux poursuites. Le service d’hébergement en ligne s’est également vu imposer la mise en place d’une technologie de filtrage des contenus. Ainsi grâce à un système de signatures, Hotfile devra garantir qu’aucun film sous copyright ne puisse être mis en ligne sur la plate-forme de téléchargement.

A côté de ça, on sait que ce sont des programmes Open Source qui sont les plus téléchargés sur Hotfile, et non des blockbusters américains en DVDRIP…

Si Hotfile ne se conforme pas à cette obligation, il devra cesser son activité et donc fermer ses portes aux internautes. Pour Chris Dodd, le patron de la MPAA, ce jugement est « une nouvelle étape importante vers la protection d’un Internet qui fonctionne pour tout le monde. »

L’argument avancé semble quand à lui, totalement hors sujet, la MPAA avançant le confort des internautes et une pseudo “expérience de visionnage de qualité et légitime en ligne“… Bien entendu, à la vue des offres pauvres de plateforme légales et le prix des œuvres numériques actuellement, le patron de la MPAA aurait plutôt du parler des rémunérations touchées par les membres de la MPAA !

 

Source : ZDNet

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