Hadopi vs trackers privés : Attention, le danger persiste !

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Suite un mail que la rédaction a reçu ce matin, UnderNews souhaite faire un point sur quelque chose d’important : le risque de se faire “Hadopiser” sur un tracker BitTorrent dit “privé” ou “semi-privé”.

Tous les moyens de téléchargement utilisant la technologie peer-to-peer (P2P) sont visés par la loi Hadopi et tous les utilisateurs risquent donc d’être potentiellement la cible d’un e-mail ou d’un courrier officiel provenant de la Haute Autorité.

Certains moyens de téléchargement sont plus ou moins risqué. Voici quelques explications sur le sujet…

Le pire reste bien entendu les logiciels de type eMule qui sont facilement modifiables par les autorités pour en faire un véritable piège. Ensuite, viennent les trackers BitTorrents publics. Tout le monde peut les utiliser et aussi poster des nouveaux fichiers torrent. Cela représente bien entendu, un risque élevé que les autorités y placent des fichiers piégés dans le but d’identifier des internautes “pirates”.

Les trackers dits semi-privés représentent à peu près le même risque, il y a juste une inscription requise en plus, mais cela ne représente en aucun cas un barrage pour une quelconque opération d’identification des membres.

Viennent ensuite les trackers BitTorrent dits privés. Ce sont les plus prisés des pirates et beaucoup s’y sentent en sécurité. Or, cela est faux.

Depuis le début de la campagne d’Hadopi, nous avons eu beaucoup de témoignages d’internautes ayant reçu des e-mails ou des courriers de la Haute Autorité alors qu’ils n’utilisaient que ce type de tracker pour télécharger des contenus protégés. Cela prouve aisément que personne n’est en sécurité sur les trackers sans utilisation de moyens d’anonymisation avancés (tels que les VPN Offshores par exemple).

Deux cas ce sont produits : l’un sur le tracker bien connu Play The Net et l’autre sur SmartTorrent.

Dans le premier cas, le staff a joué un rôle d’informateur vis-à-vis de ses membres en les prévenants qu’ils n’étaient en aucun cas protégés et dans le second, aucun effort n’a été fait.

Voici ce que l’on peut lire sur le forums de SmartTorrent :

Partez du principe suivant : si vous pouvez y accéder, les autorités peuvent le faire aussi ! Il est donc plus que probable que des “espions” à la solde d’Hadopi se trouvent sur ce type de tracker BitTorrent.

Gardez cela en tête, et protégez vous !

9 Commentaires

  1. Ce qui est très important c’est que dans cette image le staff de smartorrent n’a pas répondu à la question de iks37…Bizarre non? Si on avait la possibilité de prouver que des agents d’Hadopi créent des comptes pour “nous” piéger… Cela pourrait faire l’effet d’une bombe.

  2. en france il n’est pas autorisé aux ayants droits de mettre eux même des fichiers qu’ils vont surveiller.
    Les fichiers ne contiennent pas de virus et son mis par des membres “normaux”.

    C’est en téléchargeant eux même le fichier (hadopi) qu’ils accèdent aux ip le partageant (et donc le téléchargeant).

    Mais bon, vu qu’aucun contrôle ni rapport n’est fait sur la manière dont TMG collecte les IP, il n’est pas impossible que comme dit dans l’article, TMG utilise des techniques… interdites par la loi

    • Bien-sûr …
      Pour en choper plus je crois qu’ils ban les seeders dont ils ont déjà pris l’ip, comme ça ils sont sûr de choper tous les seeders (en admettant que celui qui fasse cette manip soit le seul seeder).

      Mais les tracker efficaces remarquent très vite ce genre de petit mannège … enfin je crois que ça se passe comme ça, jamais eu confirmation mais je sais qu’ils existent des techniques de sniffage des pairs, et des technique pour détecter ce genre d’espion, je suppose que ça se passe comme ça …

  3. En même temps c’est pas nouveau que PTN n’est pas sur mais ça fait du bien de faire une piqure de rappel 😉

    PTN c’est pas franchement du privé en plus … la preuve hadopi a bien réussit à rentrer dessus =)

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