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Fichtre, la Business Software Alliance (BSA), filiale lobbyiste de grands groupes comme Microsoft, Adobe ou encore Symantec, remet sur le devant de la scène les pertes financières dues aux piratages de logiciels. La BSA indique que le piratage informatique devrait coûté 2,4 à 3,4 milliards d’euros à l’État français d’ici à 2013. . L’étude réalisée par le cabinet conseil IDC indique que la réduction de 10 % de logiciels piratés (particuliers et entreprises confondus), permettrait au gouvernement d’injecter 6,5 milliards dans l’économie hexagonale avec, cerise sur le gâteau la création de près de 15 000 emplois dans les nouvelles technologies. Jean-Sébastien Marriez, porte parole de BSA France, indique que la France a du retard par rapport à ses voisins européens. Quatre logiciels sur dix seraient piratés sur les terres de Molière alors que seul 34% de copies se promèneraient en Allemagne et en 28% en Grande-Bretagne.

La BSA exploite l’emploi dans la quasi totalité de ses « enquêtes ». Aux USA, d’ailleurs, la méthode a été montrée plus d’une fois du doigt et de la souris. En 2008, les entreprises, la BSA, le Congrès américain, le FBI, … annonçaient tous deux chiffres : 750.000 emplois et 200/250 milliards de dollars perdus aux USA e raison du piratage de logiciels. Plusieurs journaux, dont Ars Technica ont tenté de trouver la source de cette information. Réponse ? les entreprises, la BSA, le Congrès américain, le FBI, … se sont renvoyés la balle. C’est pas moi, c’est lui. Bilan, les chiffres n’ont aucun sens et sentent bon le mensonge. Aux USA, 750.000 personnes représentent 8 % du nombre total de chômeurs aux États-Unis. 250 milliards de dollars dépassent les chiffres d’affaires 2005 des industries cinématographique, musicale, du logiciel et du jeu vidéo. CA cumulés.

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Neil MacBribe, l’ancien vice-président anti-piratage et directeur juridique de la Business Software Alliance (BSA), a été nommé en 2009 par Barack Obama, le Président des États-Unis d’Amérique, au département américain de la Justice. MacBribe est connu pour avoir appelé le journaliste américain Mike Masnick, de TechDirt « commenter des statistiques publiées par la BSA sur l’impact du piratage et insisté sur le fait que le piratage représente une perte, et non la fin d’un business model. »

En mai dernier, un groupe de 70 parlementaires américains s’était contenté de montrer de la matraque cinq pays via le Congressional International Anti-Piracy Caucus. Dans la liste, point de Français mais la Chine, la Russie, le Canada, l’Espagne et le Mexique. Des pays à surveiller car ne respectant pas ou peu le droit à la propriété intellectuelle. L’un des parlementaires, le sénateur Whitehouse expliquait alors que « le piratage (…) affaibli une partie de notre économie qui a longtemps entretenu l’innovation et la création d’emplois aux États-Unis. Ce piratage doit s’arrêter, et vite ». Le CIAPC parlait, il y a cinq mois d’un un manque à gagner de 25 milliards de dollars.

Bref, un chiffre parle le language qu’on veut bien lui approprier.

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Vos réactions
  1. My home-tracker is FTDB

    Quelle mauvaise foi !
    Et la TVA sur la vente de hardware, c’est du vent ?





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