Rapport de la menace sur les Télécoms par l’ANSSI

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L’ANSSI le révélait il y a quelques jours, la menace en 2024 sera partout et un secteur d’activité semble particulièrement privilégié par les cybercriminels : celui des télécommunications. A l’œuvre, des groupes indépendants en quête de nouveaux (gros) gains comme des associations commanditées par certains Etats à l’heure où plusieurs conflits géopolitiques continuent à se jouer et sur lesquels l’Etat Français est mobilisé.

Tribune – Pour mieux comprendre les mécaniques à l’heure mais surtout leur impact sur les événements à venir, Jérôme Renoux, Vice-Président France chez Akamai, spécialiste international de la protection d’Internet livre son analyse :

« L’augmentation des attaques touche tous les secteurs d’activité. Toutefois, certains demeurent plus sensibles que d’autres. L’atteinte et les tentatives de compromission des opérateurs et réseaux télécoms émane d’une volonté de paralyser certaines activités, voire notre pays dans un contexte de polycrises : le conflit en Ukraine se poursuit, celui opposant l’état d’Israël à la Palestine également, les primaires américaines battent leur plein, l’extrême-droite opère une ascension dans plusieurs pays d’Europe… Autant d’éléments qui s’ajoutent à l’agenda Français de l’année 2024, particulièrement chargé avec les élections européennes et les Jeux Olympiques qui arrivent à grands pas et seront placées sous le signe de la connectivité. En s’attaquant aux réseaux télécoms, les groupes d’attaquants visent à mettre à mal notre infrastructure de communication, de collaboration et donc in fine la productivité du pays à grande échelle, tout en excitant les mécontentements potentiels de la société au sens large qui vit aujourd’hui au rythme d’Internet et des smartphones dans son plus large ensemble.

La protection de nos réseaux télécoms et des infrastructures qui les composent est plus que jamais au cœur de notre sauvegarde de la structure d’Internet tel que chacun l’utilise, tel que nous le commande l’accueil, la diffusion d’événements majeurs mais plus largement pour nous prémunir d’une ostracisation non voulue et pour assurer la pérennité de nos opérations quotidiennes. Pour cela, plusieurs mécanismes et solutions existent, ce qui débute par une protection de l’infrastructure initiale ainsi que des grappes en périphérie, la protection des API, véritable point faible pour un très grand nombre d’opérateurs et une stratégie de récupération intégrée et résiliente. »