La gestion des applications obsolètes lors de la migration cloud

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Les responsables informatiques exécutant la migration de leur infrastructure dans le cloud se heurtent souvent à l’obstacle considérable des applications obsolètes ou vieillissantes : elles résident sur un mainframe ou un serveur et ne s’inscrivent pas dans un modèle budgétaire raisonnable pour la migration. Elles deviennent rapidement une source de dépenses massives au sein du data center local.
 
L’archivage conforme est la solution à privilégier
 
Il est très coûteux de transférer les applications dans un nouveau datacenter ou chez un hébergeur, en particulier celles qui sont inactives et ne servent qu’à conserver des données complexes pour assurer la continuité d’activité et à des fins d’audit. Les entreprises aux prises avec ces problèmes ont peu d’options devant elles. Elles peuvent ne rien faire, mais continueront à payer pour la maintenance de leur mainframe et des autres applications et des systèmes associés. Elles peuvent migrer vers une application « live » et monter une migration coûteuse des données vers une application cloud moderne. Enfin, elles peuvent archiver la totalité des données de l’entreprise vers un référentiel cloud dédié qui en préserve l’accessibilité et la conformité.
 
L’archivage conforme s’affirme comme la meilleure solution. Celle-ci permet de combiner les données provenant de multiples applications dans une seule infrastructure cloud qui centralise l’authentification, l’accès des utilisateurs, les règles de conservation et de destruction. 
 
Les sept paramètres essentiels de l’archivage dans le cloud
 
L’archivage dans le cloud des données (encore nécessaires bien qu’obsolètes) en vue de leur conservation et de leur conformité sur le long terme doit répondre à ces critères :
 
  1. Accessibilité – après archivage : Comment les utilisateurs vont-ils rechercher et récupérer les données et pièces jointes dont ils se servent dans leur travail quotidien ? Ces données auront-elles encore du sens une fois archivées ?
  2. Fidélité – Les données archivées sont-elles fidèles aux originaux en termes de format, de contexte et de respect de l’obligation de conservation ? Cela vaut autant pour les données structurées que pour les documents type pièces jointes.
  3. Agilité – Est-ce que le service d’archivage peut aider l’informatique à gérer des changements complexes dans les processus métiers, les exigences de conformité et de confidentialité, ou encore à répondre aux demandes d’audit et de gel des règles de rétention ?
  4. Sécurité – Les données sont-elles protégées selon le principe Zero Trust, offrant plusieurs niveaux d’accès et de chiffrement en fonction des rôles des utilisateurs ?
  5. Confidentialité – Les données sensibles (identifiants personnels, coordonnées bancaires, antécédents médicaux…) bénéficient-elles d’une protection séparée de celles nécessaires au quotidien ?
  6. Souveraineté des données – Le service d’archivage est-il en mesure de gérer les données au sein de la juridiction requise sans alourdir l’infrastructure et les coûts du contrat ?
  7. Options d’hébergement – Le service d’archivage peut-il s’adapter au modèle d’hébergement souhaité, qu’il s’agisse d’un service managé ou d’un hyperscaler public tel qu’Amazon Web Services, Google Cloud ou Microsoft Azure ?
 
En fin de compte, un archivage bien planifié dans le cloud se traduit pour les utilisateurs par un accès simple et rapide aux données archivées sur une plateforme sécurisée réduisant radicalement leurs coûts d’hébergement sur le long terme.
 
Les avantages de cette stratégie pour le service informatique
 
Le premier bénéfice concerne la facilité de déploiement et de mise à jour. En effet, une architecture cloud appropriée permet à l’entreprise de se concentrer sur les aspects qui importent pour son activité, tels que la fidélité des données et l’accès des utilisateurs, plutôt que sur les détails du déploiement et de mises à jour.
 
Par ailleurs, il offre des options supplémentaires et économiques de stockage : services natifs du système de fichiers ou services natifs au cloud. On peut également citer l’élasticité pour la prise en charge de pétaoctets de données. Le service d’archivage doit pouvoir monter en puissance ou décélérer en fonction des besoins pour faire face aux chargements ou exportations de données ou s’arrêter purement et simplement afin d’économiser sur les coûts d’utilisation en cas de baisse des demandes.
 
La stratégie d’archivage conforme dans le cloud facilite aussi la recherche, la récupération et le contrôle. Les archives restent accessibles grâce à des fonctions flexibles et contextualisées de recherche, d’affichage des données et de visualisation des pièces jointes, sans que cela nécessite de projets de développement personnalisé de grande ampleur.
 
La consolidation des données dans un service d’archivage va faciliter leur accès et leur utilisation et donc améliorer l’agilité de l’entreprise. Comparée aux logiciels classiques, une stratégie d’archivage adaptée peut engendrer des gains de productivité tout en permettant de faire face à de futures évolutions en matière de conformité, notamment de nouvelles obligations concernant la confidentialité et la sécurité des données personnelles. Il est bien plus facile de réaliser des économies grâce à l’archivage lors d’une migration vers une infrastructure cloud, en particulier dans le cas d’applications lourdes et complexes.
 
Avis d’expert de Bertrand Pinchon, Directeur Avant-Vente, OpenText