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La vidéosurveillance poursuivra sa croissance en 2017 dans le domaine de la sécurité, mais aussi dans la grande distribution avec les applications de gestion du trafic, et de manière plus générale dans l’Internet des Objets (IoT).

Tribune par Wayne Arvidson, vice-président Solutions de vidéosurveillance et de sécurité chez Quantum – Si l’on en croit le cabinet d’analystes IHS, la vidéosurveillance représentera près de 6 000 pétaoctets de données en 2017. Et d’ici 2019, pas moins de 3,3 trillions d’heures de vidéosurveillance seront enregistrées quotidiennement*. On constate par ailleurs un allongement de la durée de rétention des vidéos, et ce, pour diverses raisons, comme leur utilisation en tant qu’éléments de preuve par les forces de l’ordre ou encore leur exploitation pour analyser le comportement des consommateurs sur les points de vente dans la distribution. D’après nos clients et partenaires, nous devons nous attendre à un certain nombre de développements majeurs.

*Source : IHS, « World Market for Enterprise & IP Storage for Video Surveillance 2014 ».

1) De plus grands volumes de données vidéo au service de la vidéoanalytique

Les entreprises devront apprendre à mieux tirer parti des données non structurées pour identifier les nouvelles tendances. Les données de surveillance ou, plus précisément, les « données vidéo », seront de plus en plus exploitées à des fins commerciales. Loin de se cantonner à la protection des personnes et des biens, la vidéosurveillance se transformera en véritable centre de profit. Les entreprises auront davantage recours à des applications analytiques extrêmement sophistiquées en vue d’une meilleure prise de décisions métiers.

Aujourd’hui, 50 % des activités d’analyse dépassent le simple cadre de la sécurité. Mais pour pouvoir être exploitée par ces fonctions analytiques, la vidéo doit être conservée plus longtemps.

2) Caméras de surveillance dotées de fonctions intelligentes embarquées

L’année 2016 a enregistré une forte hausse du nombre de caméras, en particulier HD, avec, pour conséquence, une nette augmentation des volumes de données à gérer. En 2017, l’adoption de caméras offrant un champ plus étendu, des résolutions supérieures et davantage de capteurs devrait s’accélérer. L’abandon des caméras analogiques et SD devrait lui aussi s’accentuer et les clients exiger davantage de fonctions de surveillance (compression, streaming, stockage et analytique) directement intégrées aux caméras afin de réduire les coûts. Cette ingestion croissante du volume de données pèsera sur le stockage, ce qui renforcera l’importance d’une stratégie de stockage multi-niveau intelligent. Et avec l’apparition de caméras plus intelligentes, les logiciels de gestion du stockage permettant de gérer efficacement ces importants volumes de données joueront un rôle encore plus stratégique.

3) Engouement du secteur de la santé pour la surveillance

Les différentes réglementations en matière de sécurité, couplées aux problèmes courants rencontrés par les établissements hospitaliers (violence sur le lieu de travail, criminalité en lien avec la drogue, gangs, menaces d’enlèvement infanto-juvénile, catastrophes naturelles, terrorisme, etc.), sont autant de facteurs qui obligeront les établissements de santé à opérer une mise à niveau significative, voire une refonte totale, de leurs systèmes de surveillance. 80 % des hôpitaux ont besoin de moderniser leurs systèmes de contrôle d’accès et de vidéosurveillance (IAHSS). Il est par exemple recommandé aux établissements de santé de conserver leurs données vidéo pendant au moins deux ans pour se protéger contre les litiges liés aux chutes. Par ailleurs, le nombre de salles d’observation contrôlées devrait bientôt dépasser celui des caméras de sécurité, ce qui permettra aux infirmiers de surveiller les patients et d’améliorer la qualité générale des soins. Une solution de vidéosurveillance moderne sera nécessaire pour renforcer la sécurité globale des établissements tout en optimisant l’efficacité opérationnelle.

4) Essor des applications biométriques

La reconnaissance faciale sert aujourd’hui à identifier les suspects, mais les établissements de santé ajouteront de plus en plus cette technologie à leur arsenal d’outils de sécurité. Nous prévoyons l’adoption plus généralisée d’applications de comptage des personnes par les organismes de transport pour réduire les engorgements et améliorer les services. La biométrie joue un rôle croissant dans la prévention des violations de données majeures devenues monnaie courante. Les entreprises, aussi bien publiques que privées, emploieront des techniques de cybersécurité plus sophistiquées. À cet égard aux Etats-Unis, la Maison-Blanche, en association avec la NCSA (National Cyber Security Alliance), a lancé une campagne préconisant le recours aux empreintes digitales et à des codes à usage unique à des fins d’authentification. La reconnaissance faciale est une discipline en plein essor, qui permet désormais d’intégrer la biométrie aux caméras portatives. Ces deux technologies sont très prometteuses et exigeront un stockage multi-niveau intelligent pour maîtriser le coût des données requises.

5) Gestion des données issues de la vidéosurveillance et des capteurs de l’IoT

L’Internet des objets (IoT) est devenu l’un des principaux facteurs de croissance des données. Le véritable défi des responsables informatiques consistera à combiner ces données avec différents types de fichiers volumineux, comme des fichiers de vidéosurveillance, pour profiter d’une veille décisionnelle collective. La gestion des données n’en sera que plus complexe pour les départements informatiques chargés de créer l’infrastructure où seront hébergés, protégés et analysés non seulement des volumes considérables de données vidéo, mais aussi des millions de fichiers de capteurs issus de l’IoT.

IPVanish

Ajoutons à ceci la longue liste d’avantages offerts par la corrélation entre les données de vidéosurveillance et celles transmises par les appareils « intelligents », et les besoins en stockage, et en intégration du stockage, exploseront littéralement. Les technologies de capteurs embarqués favoriseront l’émergence de villes intelligentes, tandis que les données de vidéosurveillance et des capteurs seront combinées et analysées pour rendre les communautés urbaines plus attrayantes. La capture du trafic routier et piétonnier s’intensifiera et ces informations seront intégrées à celles des capteurs équipant les trains, les bus et les métros afin de réduire les encombrements. L’association des données de vidéosurveillance des parkings et de celles des compteurs intelligents permettra en outre de réduire les goulots d’étranglement et d’améliorer la satisfaction des consommateurs.

6) Émergence de la vidéosurveillance en tant que service

L’avènement de caméras plus intelligentes, équipées d’une plus grande diversité de capteurs, a entraîné une évolution vers l’analytique intrabande. Cette convergence de facteurs jette les bases de la surveillance en tant que service. Les déploiements de taille modeste seront agrégés selon ce modèle de service. Par exemple, en utilisant des caméras intelligentes avec des fonctions analytiques intrabande et d’autres capteurs, les centres commerciaux pourront centraliser les services de surveillance afin d’automatiser des tâches auparavant gérées par plusieurs personnes et favoriser ainsi une approche plus proactive de la surveillance. Ce faisant, ils combleront l’écart entre un système de poursuites judiciaires et un modèle davantage axé sur la prévention.

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