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Étude CyberSource : moins d’1 entreprise sur 5 dans le monde se déclare apte à lutter efficacement contre la fraude.

  • 83% des entreprises « leaders » considèrent la gestion de la fraude dans le e-commerce comme essentiel à leur stratégie d’entreprise 
  • 19% des entreprises en France se considèrent comme des « leaders » 
  • 64% des entreprises « leaders » sont plus convaincus qu’en matière de lutte contre la fraude, il existe des marges d’amélioration dans l’exploitation des données 
  • 59% des répondants prévoient une hausse des attaques liées à la prise de contrôle de comptes dans les douze prochains moins

Le « Fraud Management Balancing Act » : un modèle d’équilibre pour gérer la fraude

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Le « Fraud Management Balancing Act » est composé des trois dimensions que les organisations doivent prendre en compte pour atteindre le juste équilibre dans leur gestion de lutte contre la fraude. Ces trois dimensions sont : offrir une expérience positive aux véritables clients et optimiser la validation des commandes légitimes ; détecter rapidement et refuser les commandes frauduleuses pour réduire les pertes liées à la fraude ; gérer efficacement les coûts d’exploitation liés aux activités de gestion de lutte contre la fraude. Les entreprises qui semblent avoir atteint le juste équilibre entre ces trois dimensions se positionnent en « leaders ».

L’étude révèle que seulement 18 % des répondants sont considérés comme des « leaders », soit des organisations qui privilégient l’atteinte de cet équilibre. Ces entreprises respectent six caractéristiques clés dans leur gestion de lutte contre la fraude. La proportion de leaders est quasi identique au niveau national et au niveau mondial (FR 19%, Monde 18%).

Les PME françaises comptent, de leur côté, un pourcentage de leaders significativement plus important, soit 29 %.

Les entreprises leaders meilleures sur le chargeback (gestion des impayés) et plus matures sur la fraude en ligne

Identifiées comme leaders, ces entreprises ont un taux de chargeback quatre fois moins élevé que les autres entreprises interrogées, soit 0,1% contre 0,4%. De plus, elles sont 2,5x plus enclins à considérer la gestion de la fraude e-commerce comme un élément extrêmement important pour leur stratégie d’entreprise et considèrent les attaques frauduleuses comme moins problématiques (38%).

Les entreprises leaders dépensent moins dans la lutte contre la fraude 
Les leaders s’équipent d’un éventail d’outils suffisamment large pour s’adapter à l’évolution du paysage dans lequel ils opèrent et effectuent une véritable exploitation des données par rapport aux autres (67% contre 39%). Ils allouent également une part moindre de leurs budgets (82% contre 90%) aux vérifications manuelles et dépensent significativement moins dans ce domaine (37% contre 42%). 

Deux tiers des entreprises leaders (64%) estiment que de nombreuses améliorations sont possibles dans l’utilisation des données pour gérer la fraude.

Un meilleur usage des outils d’identification

Les leaders ont également sélectionné une série d’outils d’identification pour être plus efficaces. Ainsi 53% utilisent le numéro de vérification de carte (CVN), le même nombre s’appuie sur l’authentification biométrique, 52% sur l’historique des commandes clients, 50% sur l’authentification à deux facteurs sur téléphone mobile et 49% sur l’authentification du porteur. 

Un indice de satisfaction fluctuant

Globalement, les répondants sont très satisfaits ou extrêmement satisfaits des outils de prévention contre la fraude qu’ils utilisent (54%). Les plus satisfaits se situant en Amérique Latine (76%), en Europe (66%) et en Amérique du Nord (64%). A l’inverse, les moins satisfaits sont localisés en Asie Pacifique (26%).

Néanmoins seules 14% des organisations françaises interrogées sont extrêmement satisfaites des outils de prévention de la fraude mis à leur disposition (13% au niveau européen).

Le protocole 3-D Secure plébiscité

L’étude fait ressortir que le protocole de sécurisation 3-D Secure (3DS) est plébiscité par les entreprises. Parmi ses nombreux avantages, 53% déclarent l’utiliser pour une meilleure expérience utilisateur et 45% car il permet de réduire le nombre de revues manuelles, 43% car il peut être utilisé sur un site mobile, une application intégrée et comme support de paiement numérique. 43% apprécient aussi qu’il donne accès à davantage de données, ce qui va encore augmenter grâce aux nouvelles versions.

Seuls 50% se disent prêt pour la DSP2

Dans le cadre de la directive révisée sur les services de paiement (DSP2), le 14 septembre 2019 prochain entreront en vigueur les exigences relatives à l’authentification forte du client (SCA). Cependant, seuls 50% des répondants en Europe se sentent prêt pour ce changement, un chiffre qui révèle la grande disparité des entreprises dans leur niveau de préparation. 

Méthodologie

En recourant à l’expertise de l’entreprise GfK spécialisée dans les études de marché, CyberSource a recueilli les avis de presque 2800 experts en gestion de la fraude issus de petites, moyennes et grandes entreprises, à travers cinq domaines d’activités. Ils représentent 34 pays en Amérique du Nord, en Amérique Latine, en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie-Pacifique.

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