Les pertes de données progressent malgré des pratiques de sécurité des données plus intelligentes et des investissements record en cybersécurité

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Selon le rapport 2025 de Fortinet sur la sécurité des données les budgets alloués à la sécurité des données ont progressé pour 72 % des entreprises l’an dernier. Pour autant, 41 % d’entre elles ont de nouveau subi de substantielles pertes financières liées à des incidents de données d’origine interne.

Malgré des budgets à la hausse, la sécurité des données reste problématique

Le rapport 2025 de Fortinet et de Cybersecurity Insiders indique que de nombreux responsables de la sécurité passe outre une approche purement technique pour adopter une approche plus programmatique afin de protéger les données sensibles. Les budgets sont ainsi revus à la hausse,les entreprises signalant un meilleur financement alloué à la protection des données et à la lutte contre les risques internes l’année dernière, ce qui reflète leur capacité à justifier ces investissements supplémentaires.

Pour autant, en dépit de stratégies plus intelligentes et d’un soutien financier renforcé, les pertes de données s’accentuent. 77 % des entreprises signalent au moins un incident d’origine interne au cours des 18 derniers mois, avec tout de même 58 % d’entre elles qui en signalent six ou plus. Il est pertinent de se demander : pourquoi de tels chiffres ?

Si la plupart des entreprises disposent de capacités de prévention des pertes de données (DLP – Data Leak Prevention), bon nombre de ces technologies héritées ont été conçues pour des environnements plus simples et dont le périmètre est clairement défini. Ainsi, la majorité des outils manquent de visibilité sur la manière dont les collaborateurs interagissent réellement avec les données, en particulier dans le cadre des solutions SaaS et d’IA générative. Par ailleurs, les éléments de contexte permettant aux risques de se concrétiser en incidents ne sont pas forcément pris en compte par les outils.

Pour les entreprises multisites faisant massivement appel au cloud, ces carences sont autant de freins à l’efficacité des outils traditionnels de DLP.

Investir davantage, pour une sécurité en berne ?

Selon le rapport, 72 % des entreprises ont, l’an dernier, renforcé leurs budgets pour mieux juguler les risques internes et protéger leurs données, avec plus d’un quart signalant des rallonges budgétaires significatives. Nombre d’entre elles ont également déployé de nouveaux outils et projets pour pallier les lacunes de cette protection. Cependant, près de la moitié des entreprises ont de nouveau subi des pertes financières substantielles par incident, souvent évaluées à plusieurs millions de dollars. Ainsi, en dépit d’une politique d’investissement plus agressive, la problématique des pertes de données s’aggrave.

En réalité, cette problématique n’est pas une question d’investissement. Elle résulte plutôt de la dépendance à des outils qui n’ont pas été conçus pour les risques actuels.

De la prévention à la transparence

Bien que les équipes de sécurité optent pour des approches plus intelligentes et obtiennent le soutien et les budgets nécessaires auprès de leurs dirigeants, les entreprises subissent encore et trop souvent des incidents liés à des risques internes. Au cœur du problème, la dépendance persistante à des outils DLP hérités, inadaptés aux environnements complexes actuels et aux exigences de sécurité des données.

Les entreprises doivent aller au-delà des simples alertes et s’appuyer sur des plateformes capables d’intégrer prévention des pertes de données et gestion des risques internes, offrant une visibilité en temps réel et tenant compte des comportements sur les terminaux, les applications SaaS, le cloud ou l’IA.