Sinone veut transformer la connaissance interne des entreprises en un cerveau numérique

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Développée depuis 2025, Sinone propose aux entreprises de relier leurs documents et leurs règles métier à une intelligence artificielle capable de les exploiter. La solution française place la maîtrise des accès et les réponses sourcées au cœur de son approche : rendre la mémoire de l’organisation utile au quotidien, tout en gardant le contrôle de l’information.

Contribution proposée par Max Levy, cofondateur de Sinone.

L’IA a besoin de connaître le contexte de l’entreprise

Une procédure validée, une consigne client, un retour d’expérience : ces informations ont de la valeur parce qu’elles racontent comment une entreprise fonctionne réellement. Lorsqu’elles sont dispersées dans plusieurs dossiers et outils, leur utilisation dépend souvent de la disponibilité des personnes qui savent où les retrouver.

Une IA généraliste peut rédiger un message ou résumer un texte. Pour répondre à une question propre à une organisation, elle a aussi besoin de ses documents, de ses règles et de ses décisions. C’est ce contexte que Sinone cherche à structurer dans un cerveau numérique accessible aux collaborateurs.

L’objectif est concret : permettre à une équipe de poser une question en langage naturel et d’obtenir une réponse fondée sur la connaissance interne mise à sa disposition, avec les références nécessaires pour remonter aux documents.

Les enjeux principaux

Les entreprises européennes se doivent de sécuriser leur connaissance documentaire avec une IA hébergée en Europe, avec des réponses sourcées et des droits d’accès maîtrisés. C’est tout l’avantage d’opter pour une alternative souveraine qui respecte aussi les bonnes pratiques RGPD. Les risques de confidentialité des documents d’entreprise soumis à des IA cloud sont loin d’être négligeables…

Des usages qui partent du terrain

Dans un réseau d’agences d’intérim, un permanent peut par exemple rechercher la procédure interne à appliquer avant une mission, retrouver une consigne propre à un client ou préparer une réponse à partir des documents autorisés. Dans une PME industrielle, la même logique peut servir à consulter une fiche technique ou à réutiliser un retour d’expérience.

La recherche devient ainsi le point de départ d’un travail : préparer une synthèse, rédiger un support ou transmettre une procédure à un nouvel arrivant. Les informations restent rattachées à leur contexte et peuvent être vérifiées par l’utilisateur.

Sinone indique être déjà utilisé par plus de 60 collaborateurs, notamment dans des entreprises d’intérim. Les premiers retours recueillis par l’équipe font état d’une satisfaction élevée et de gains de productivité perçus. Ils constituent des retours d’usage qualitatifs, sans pourcentage de gain annoncé.

Organiser la connaissance, c’est aussi organiser les accès

Connecter l’IA aux documents internes implique de déterminer précisément qui peut consulter quoi. Une base documentaire utile peut contenir des informations commerciales, des procédures réservées à un service ou des éléments confidentiels. Son périmètre doit donc être défini avant sa mise à disposition.

Sinone distingue un espace d’administration et un espace destiné aux collaborateurs. L’administration organise les documents, définit les consignes métier et attribue les droits par rôle ou département. Les collaborateurs interrogent ensuite les informations auxquelles ils sont autorisés à accéder.

Dans son livre blanc, Sinone présente ses engagements en matière d’hébergement européen, de maîtrise des données et de non-réutilisation des documents pour entraîner d’autres modèles. Les réponses sourcées permettent de consulter l’information d’origine ; leur présence ne dispense pas de vérifier la pertinence du résultat et l’actualité du document.

La gouvernance reste un travail de l’organisation. La CNIL recommande notamment de partir des besoins concrets, d’analyser les risques, de définir les usages autorisés et de former les utilisateurs à vérifier les résultats. Le mode d’hébergement doit être choisi en tenant compte des données traitées et du cas d’usage.

Construire une mémoire qui reste exploitable

Sinone propose de démarrer sur un périmètre ciblé : quelques usages, un ensemble de documents sélectionnés et une première équipe. Cette étape permet de tester les réponses, d’ajuster les accès et de recueillir les retours avant d’étendre le dispositif.

La conviction portée par le projet est que la valeur de l’IA en entreprise dépendra aussi de la connaissance qu’on lui rend accessible. Préserver une procédure, retrouver la raison d’une décision et transmettre une expérience deviennent alors des moyens de rendre cette intelligence utile dans le contexte précis de chaque organisation.

La solution est présentée sur sinone.ai et dans cette courte vidéo de démonstration.

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