Alors que les performances de Mythos, l’un des modèles les plus avancés d’Anthropic, atteint 73 % de réussite à un test inédit de cybersécurité et ravive les craintes d’une automatisation offensive, Akamai choisit de renverser le récit : plus l’IA accélère la découverte et l’exploitation des failles, plus la protection en temps réel des environnements exposés se révèle cruciale.
Dans un billet publié le 10 avril 2026, Mani Sundaram, vice-président exécutif et directeur général du groupe Security Technology d’Akamai, explique que l’accélération de la détection de failles risque surtout d’allonger la liste des vulnérabilités connues mais non encore corrigées, ce qui accroît le besoin de solutions de protection en temps réel, comme les WAF, la sécurité des API, l’anti-bot ou l’atténuation DDoS. Il rappelle l’avantage structurel d’Akamai : un réseau mondial de plus de 4 400 points de présence, plus de 5 000 milliards de requêtes traitées chaque jour et plusieurs décennies de données opérationnelles pour contextualiser les menaces et déployer des protections à grande échelle.
De son coté, Robert Blumofe, Executive vice-président exécutif et Chief Technology Office chez Akamai, nuance la perception commerciale du lancement de Claude Managed Agents par Anthropic : plutôt qu’un risque, ces agents autonomes apparaissent comme un puissant levier de croissance, générant des appels massifs et simultanés qui sollicitent fortement les infrastructures réseau et calcul. Il souligne que les agents AI génèrent de multiples appels et interactions simultanées, ce qui renforce la demande en réseaux et en puissance de calcul. Robert Blumofe insiste sur les enjeux majeurs de sécurité liés à ces systèmes autonomes, qui élargissent la surface d’attaque et rendent indispensables l’utilisation de solutions de protection avancées.
En filigrane de ces deux billets, Akamai déplace le débat de la simple identification des vulnérabilités vers la capacité à protéger les systèmes tout au long de la fenêtre d’exposition, un positionnement qui fait de la sécurité « runtime » son principal argument face à l’essor des IA offensives.





