Le risque d’attaques par deepfake augmente rapidement, alimenté par l’accessibilité et la sophistication croissantes des outils basés sur l’intelligence artificielle (IA). Une étude de Gartner révèle d’ailleurs que près des deux tiers (62 %) des organisations ont subi une telle attaque au cours des 12 derniers mois.
Tribune – Cette technologie offre aux cybercriminels la possibilité de créer des deepfakes extrêmement convaincants, personnalisables pour cibler des individus spécifiques, augmentant ainsi considérablement leurs chances de succès. De plus, elle permet même à des profils sans compétences techniques de générer rapidement et à grande échelle des fichiers vidéo et audio contrefaits pour tromper leurs collègues.
Dans ce contexte, Fabrice de Vésian, Sales Director South EMEA et France chez Yubico, revient sur la montée des risques liés aux attaques par deepfake et conseille sur les mesures essentielles pour renforcer la sécurité numérique.
« Face à l’escalade des cybermenaces liées à l’IA, il est encourageant de constater une prise de conscience accrue. Des recherches récentes* indiquent que la majorité des utilisateurs sont conscients de la croissance de ces menaces. Plus précisément, 78 % des personnes interrogées estiment que les escroqueries en ligne et le phishing sont devenus plus sophistiqués grâce à l’IA, et 70 % jugent ces attaques plus efficaces. Le renforcement de la cyber-résilience face à ces menaces est désormais primordial.
Dans un contexte de menace grandissante des attaques par deepfake, le renforcement de la sécurité numérique est devenu une nécessité impérieuse pour les entreprises. Pourtant, une majorité d’utilisateurs continuent de sécuriser leurs accès professionnels avec des méthodes dépassées, les rendant extrêmement vulnérables. En effet, 62 % des organisations* s’appuient encore majoritairement sur de simples identifiants et mots de passe, une technologie obsolète dont la vulnérabilité n’est plus à prouver.
Pour contrer efficacement ces attaques, les organisations doivent adopter des solutions d’authentification multi-facteurs (MFA) résistantes au phishing, telles que les passkeys physiques. Ces dispositifs offrent une protection essentielle contre les principaux risques de cybersécurité liés aux deepfakes, notamment les tentatives de prise de contrôle de comptes et l’usurpation d’identité via le phishing et l’ingénierie sociale.
Les passkeys matérielles, comme les clés de sécurité, garantissent des connexions intégralement sécurisées, uniquement sur des sites vérifiés. Cela élimine tout risque pour l’utilisateur d’être piégé par des cybercriminels se faisant passer pour un service ou un site Web de confiance, quelle que soit la crédibilité du deepfake. De plus, leur conception empêche les hackers à distance d’intercepter ou de voler ces passkeys, assurant ainsi que seul le détenteur physique de la clé peut accéder à ses comptes et informations personnelles.
Les entreprises ont également instauré des protocoles rigoureux de vérification d’identité. Ceux-ci englobent souvent des appels vidéo, des échanges via des canaux de communication reconnus, ou l’examen minutieux des pièces d’identité. Idéalement, une combinaison de ces méthodes, complétée par une MFA moderne si possible, est déployée pour renforcer la fiabilité du processus. Alors, ces mesures de sécurité doivent impérativement s’adapter et évoluer de manière continue, compte tenu de l’intensification de la menace que représentent les deepfakes et les documents falsifiés générés numériquement, rendue plus accessible et performante par l’IA. »
* Étude 2025 Global State of Authentication de Yubico





