La Quadrature du Net espionnée par des Imsi-catchers ?

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Les murs de l’Assemblée nationale ont des oreilles ! D’après La Quadrature du Net, l’association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet, des Imsi-catchers étaient présents lors de la manifestation de ce lundi devant l’Assemblée nationale.

Les Imsi-catchers sont de redoutables “valises espions” capables d’intercepter toutes les données qui transitent via les téléphones portables et ordinateurs des alentours et auraient été utilisées pour espionner les communications des manifestants“, assure l’association.

Les Imsi-catchers sont actuellement au cœur même des inquiétudes, surtout concernant la maîtrise et les contrôles nécessaire à l’utilisation de tels dispositifs. En effet :

  • La loi prévoit de légaliser des dispositifs d’écoute à grande échelle
  • Les Imsi-catcher interceptent toutes les métadonnées qui transitent dans son rayon d’action
  • Potentiellement, des personnes n’ayant rien à se reprocher pourront être écoutées.

Nous avons pu découvrir que deux Imsi-catchers étaient en fonctionnement autour de l’Assemblée nationale“, a déclaré  Adrienne Charnet, la porte-parole de l’association, à France Info. La Quadrature du Net s’oppose au projet de loi sur le renseignement qu’elle considère comme un moyen de mener une surveillance de masse à l’insu de tous les citoyens.

On nous dit que les Imsi-catchers sont là pour repérer et arrêter les terroristes, et bien là vous avez quelques centaines de personnes qui viennent manifester, on n’a absolument rien à se reprocher et on a l’intégralité de nos téléphones portables, de nos carnets d’adresses, qui sont collectés par ces Imsi-catchers sans le moindre contrôle et sans la moindre capacité de savoir ce qui a été collecté et comment s’y opposer“, s’inquiète Adrienne Charnet.

La Quadrature du Net s’oppose clairement au projet de loi sur le renseignement (et de nombreux acteurs du Web les rejoignent) notamment car l’association estime que “les finalités et moyens de la surveillance restent trop larges et mal définis“. Elle redoute que “les vies intimes et professionnelles d’activistes, journalistes, avocats, ou de n’importe quel citoyen puissent ainsi tomber dans les filets des dispositifs mis en œuvre“.