Le Google Threat Intelligence Group (GTIG) vient de publier son rapport annuel sur les failles zero-day, mettant en lumière des évolutions structurelles majeures dans le paysage de l’exploitation des failles zero-day en 2025.
Tribune – Le rapport analyse notamment les failles zero-day visant les infrastructures d’entreprise, les grandes tendances observées dans l’attribution de ces attaques, ainsi que la manière dont l’intelligence artificielle pourrait transformer le rythme et l’ampleur de la course entre attaquants et défenseurs. Il explore également comment le vol de propriété intellectuelle, notamment le code source, pourrait alimenter le développement de futures failles zero-day, et met en lumière les priorités de défense que les organisations devraient adopter pour mieux se prémunir contre ces menaces.
Vous trouverez ci-dessous quelques-uns des principaux enseignements qui pourraient particulièrement vous intéresser :
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L’entreprise devient la cible prioritaire : 48 % de l’ensemble des failles zero-day exploitées en 2025 ont ciblé des technologies destinées aux environnements d’entreprise. Les attaquants exploitent notamment les outils de sécurité et de mise en réseau, en particulier les équipements en périphérie (edge devices), qui ne disposent souvent pas de solutions de détection et de réponse sur les terminaux (EDR). Ce pivot marqué vers l’exploitation des infrastructures d’entreprise atteint un niveau record.
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Le basculement vers les fournisseurs de technologies de surveillance (CSV) : Pour la première fois depuis le début du suivi, le GTIG attribue davantage de failles zero-day à des fournisseurs de technologies de surveillance (Commercial Surveillance Vendors, CSV) qu’aux groupes traditionnels d’espionnage cyber soutenus par des États. Cette évolution illustre un élargissement de l’accès aux zero-day à un éventail plus large de clients. Conformément aux tendances passées, les groupes d’espionnage cyber liés à la République populaire de Chine (PRC) demeurent en 2025 les utilisateurs étatiques les plus prolifiques, en ciblant massivement les équipements en périphérie afin de maintenir des accès durables aux réseaux.
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L’accélération liée à l’IA : Le GTIG prévoit que l’intelligence artificielle accélérera en 2026 la course déjà engagée entre attaquants et défenseurs, en facilitant la reconnaissance, l’identification de vulnérabilités et le développement d’exploits. Cette dynamique exercera une pression accrue sur les équipes de défense, qui devront renforcer leurs capacités de détection et de réponse face à l’exploitation des failles zero-day.
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Un nouveau paradigme d’attaque : Le ciblage de la propriété intellectuelle (PI), notamment le code source, par certains groupes d’espionnage laisse entrevoir un paradigme émergent dans lequel le vol de données pourrait servir à alimenter le développement de failles zero-day sur le long terme, visant les logiciels d’un éditeur ainsi que ses clients.





