D.L.C. Group Inc recrute des mules pour le cybercrime

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Depuis quelques jours une mystérieuse société du nom de D.L.C. Group Inc propose un salaire de 3 000 euros par mois. Se serait bien si ce n’était pas pour des activés illégales…

Une vague de recrutements de mules numériques est en cours, depuis quelques jours, sur la toile Francophone. Des escrocs du web, qui signent sous le nom de “Société D.L.C. Group Inc“, annoncent des postes à pourvoir, à partir de votre salon, pour un salaire de départ de 3 000 € (puis 5 000 à 7 000 € promis ensuite).

L’arnaque est simple, bien rodée. Tout débute par la constitution d’un site Internet, dlc-group.com. Ce dernier a de l’importance, il est censé être l’image de la société fictive. L’adresse web permet, via l’URL, de diffuser des courriers aux noms de cette foireuse entreprise. Ensuite, le premier courriel. Pompeux, rédigé dans un français maladroit. Il indique au lecteur que “Votre CV/données personnelles ont été examinés par une commission de notre société et votre curriculum vitae nous a intéressé. Nous voulons vous inviter à commencer votre carrière dans notre société à distance. S’il vous plait, lisez notre proposition.

Les cybercriminels utilisent cette technique de recrutement afin de blanchir ainsi l’argent détourné via la fraude bancaire (carding, skimming). La mule, l’internaute qui pense avoir trouvé un moyen de se faire de l’argent facile, doit renvoyer l’argent reçu via Western Union en espèces. Certains se diront, pensant être plus malin que la moyenne “pourquoi ne pas garder l’argent ?“. D’abord parce qu’en face, les cyber-escrocs sont loin d’être de doux agneaux, et que dans tous les cas, vous blanchissez de l’argent volé. Pour finir, des cas ont montré que ce type d’escroc se servaient aussi dans le compte en banque des “pigeons”. Bref, ce type d’annonce est à supprimer sans réfléchir !

En période de crise financière, la tentation pourrait difficilement être plus grande : de l’argent rapide et facile. Avec de telles offres, les cybercriminels tentent aujourd’hui de recruter massivement les destinataires comme agents financiers supposés. Celui qui mord à l’hameçon devient un blanchisseur d’argent et donc un complice, avec toutes les conséquences déplaisantes que cela implique, telles des poursuites judiciaires. Souvent, ce sont les mules qui sont arrêtées en priorité, du au fait que leur adresse physique et virtuelle (IP) sont connues de tous (autorités, site marchand, banque, etc).

Les mails sont courants et les sujets variables tels que :
– « Nous avons besoin de représentants »
– « Work at home »
– « Travail dans une équipe internationale »

 

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Crédits image : Flickr, Surian Soosay

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