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Le cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, au centre du scandale des Panama Papers, affirme que la fuite de ses documents confidentiels provient d’un piratage informatique mené par le biais de serveurs étrangers. Une plainte a été déposée.

Les Panama Papers révèlent un vaste système d’évasion fiscale mondial mis en place par le cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, via des sociétés écrans. La divulgation de ces 11,5 millions de documents confidentiels (soit environ 2,6 To d’informations) montre l’implication de dizaines de personnalités, dont des chefs d’État et de gouvernement en exercice, des artistes, des milliardaires de toutes origines et des sportifs de haut niveau. Une question persiste cependant sur l’origine de la fuite : un lanceur d’alerte ? Un pirate informatique ?

Or, le cabinet Mossack Fonseca vient d’explique avoir été victime d’un piratage informatique opéré à partir de serveurs étrangers et avoir porté plainte en ce sens :

« Nous avons un rapport technique qui dit que nous avons été piratés depuis des serveurs étrangers. Nous excluons une action interne. Ce n’est pas une fuite. C’est un piratage. Nous avons une théorie et nous la suivons », a déclaré Ramon Fonseca Mora, directeur et cofondateur du cabinet, à Reuters en précisant avoir lundi « déposé une plainte auprès du parquet« .

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D’ailleurs, pour Ramon Fonseca Mora, le seul crime qui a été commis dans cette affaire serait uniquement ce fameux piratage informatique (dont personne ne parle dans la presse), après avoir exprimé son avis personnel sur le non respect de la vie privée. Le cabinet n’aurait en effet violé aucune loi du Panama. Une attitude qui en dit long sur ce « trou noir des finances mondiales », qui vient d’ailleurs d’être rajouté à la liste noire des paradis fiscaux.

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Tout ce que l’on sait actuellement est qu’une personne a transmis de façon anonyme via messagerie chiffrée ces documents en 2015 au journal allemand Süddeutsche Zeitung, qui les a ensuite partagés avec le consortium international des journalistes d’investigation, connu pour avoir piloté d’autres fuites (Offshore Leaks, LuxLeaks et SwissLeaks). C’est de là que les révélations à propose des Panama Papers ont commencés…

D’après la société spécialisée dans la sécurité informatique Sophos, il ne s’agirait pas d’un banal piratage impliquant l’envoi d’un fichier vérolé en pièce jointe d’un mail ou de la récupération d’un mot de passe auprès d’un employé inattentif, comme elle l’explique sur son blog Naked Security :

« Étant donné l’ampleur de la violation, on peut supposer que les pirates avaient besoin d’informations précisent pour entrer dans le système, afin de comprendre quelles données étaient stockées, et savoir comment y accéder et les exfiltrer ».

Aujourd’hui, une vulnérabilité au sein de leur serveur mail est suspectée comme étant l’origine du piratage si toutefois il y a eu piratage externe. La justice le dira en temps et en heure, le dossier étant déjà en cours d’examen.

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