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Les infrastructures de stockage spécialisées peuvent-elles faire la différence dans les workflows collaboratifs modernes ?

Tribune par Alex Grossman, Vice President Media and Entertainment – Quantum

Bitdefender

Il semblerait qu’il y a quelques années à peine, la création d’un groupe de travail collaboratif dédié à la production de vidéos haute définition nécessitait de prendre en compte chaque aspect de l’infrastructure, du stockage et son réseau jusqu’à la connectivité du studio, interne comme externe. La mise en réseau était problématique, car l’acquisition et la diffusion de contenu basées sur IP n’en étaient qu’à leurs prémices. Si le passage à l’IP semblait possible, sa mise en œuvre a été difficile à ses débuts. Mais compte tenu de l’engouement qu’il a suscité, les problèmes qu’il entraînait ont été assez rapidement résolus, et c’est devenu aujourd’hui une technologie assez courante.

Les studios avaient besoin d’un accès distant aux ressources et au contenu en cours de création, et la plupart nécessitaient aussi une connectivité pour les fonctions de production en différé, comme l’approbation, la visualisation et le transcodage de la production, ou encore la diffusion par serveur. Ces fonctions secondaires étaient la plupart du temps connectées par IP, ce qui explique pourquoi les informaticiens ont depuis approfondi leurs compétences en matière de réseaux Ethernet.

De la même façon, les studios de postproduction ont eu du mal à s’adapter aux fluctuations des besoins de stockage. La plupart d’entre eux se sont concentrés sur le besoin immédiat d’augmentation de capacité, qui était facilement géré en ajoutant un disque supplémentaire au stockage en ligne ou primaire. Mais cela ne suffisait pas. Souvent, les studios repoussaient la gestion des changements des besoins de stockage et ignoraient les vrais problèmes. En se contentant d’ajouter des disques supplémentaires au stockage en ligne, ou en augmentant la taille des volumes dédiés aux travaux en cours pour gérer les besoins de diffusion, ces studios ont créé des configurations de stockage de plus en plus complexes. La plupart du temps, ces configurations ont non seulement réduit l’efficacité du workflow de production, mais elles ont eu en plus un impact sévère sur la capacité des utilisateurs à résoudre les problèmes avec efficacité et rapidité.

Avec l’augmentation du nombre d’opérations de transcodage et de rendu qui s’ajoutent au workflow et le raccourcissement constant des délais de production, le manque d’efficacité et la complexité accrue s’amplifient considérablement. Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises associent différents systèmes de stockage au sein de leur workflow. Elles utilisent souvent un stockage sur disque polyvalent, à la fois connecté via Fibre Channel et IP, et un mélange de clients Fibre Channel et IP, sur différents systèmes, et emploient des méthodes peu orthodoxes, voire contraires aux bonnes pratiques, pour gérer l’ensemble. Dans ce genre de scénario, le contenu et les ressources ne sont pas adéquatement protégés contre les pertes ou les dommages, et les manipulations et déplacements manuels de contenu peuvent présenter des risques importants, tant en termes d’efficacité que de possibles pertes de contenu.

Par ailleurs, de nombreux studios ont aussi eu du mal à suivre le rythme de la hausse du volume de production de contenu et des évolutions du workflow. Cela est particulièrement vrai lorsque l’infrastructure existante est soit inefficace, soit prompte aux pannes, alors que des workflows plus complexes aux résolutions supérieures comme le 4K deviennent monnaie courante.

Pour ces raisons, l’infrastructure de stockage spécialisée mérite d’être repensée, le minimum consistant à passer à une version moderne du stockage de production multimédia, hautement optimisée pour les workflows. L’heure n’est plus aux architectures fermées. Il faut passer à une architecture moderne, ouverte et basée sur des standards. Cette architecture est conçue pour s’adapter aux modèles actuels de workflows, tout en anticipant les besoins futurs dans ce domaine, et pour répondre aux besoins spécifiques des créateurs et détenteurs de contenu.

La maîtrise des workflows multimédias n’est pas une mince affaire. Il est presque impossible d’éliminer les problèmes d’efficacité et les ralentissements lorsque l’on mélange des besoins en IOPS standards à des stockages optimisés pour les bases de données dans un même workflow multimédia.  Apprendre à vivre avec un environnement de production moins efficace est un compromis qui ne fera qu’empirer avec la hausse des résolutions et de la demande en contenu. La production de contenu avec une acquisition issue de sources multiples et sa diffusion vers de nombreuses destinations ne devient pas franchement plus aisée. C’est même tout le contraire. Le contrôle de la qualité à chaque étape du workflow est impératif. Or, le moindre déplacement manuel du stockage ou processus de traduction complique le maintien de la qualité. Il est donc nécessaire d’envisager chaque élément de stockage du workflow comme une étape. Ces étapes — ingestion, création, diffusion et archivage — ne doivent pas simplement être envisagées comme un processus linéaire, en séquence, mais plutôt comme un processus interactif, le contenu effectuant des allers-retours entre les différentes étapes. Selon les besoins des outils de métadonnées et des applications des utilisateurs, ce modèle place l’essence du contenu là où il faut, quand il faut, en conservant en permanence une archive de la copie originale ou secondaire. Il faut aussi rappeler que si des opérations comme le montage et la correction des couleurs s’effectuent en temps réel, d’autres comme le rendu et le transcodage sont réalisées en différé, l’ingestion et la diffusion mêlant quant à elles les deux techniques.

Avec ce processus interactif, un studio de postproduction peut mieux répondre non seulement à l’évolution des besoins de ses clients et à ses problématiques de workflow internes, mais aussi aux opportunités de remonétisation à la demande du contenu existant. Les studios peuvent atteindre ces objectifs à l’aide d’une approche de solution intégrée qui cible de manière efficace les problématiques de performances, d’évolutivité, de capacité et de flexibilité du workflow de stockage.

L’approche moderne vis-à-vis du stockage dédié au workflow impose que le stockage soit sensible aux applications, et qu’il s’intègre très étroitement aux applications de gestion des ressources multimédias du workflow. Avec une telle solution en place, le workflow du studio devient un système régi par les règles et les métadonnées, sensible à l’emplacement de tous les médias, et qui répond aux besoins de performances et d’évolutivité des différentes opérations de chaque étape. Chaque étape du workflow peut être considérablement optimisée et gérée de manière automatisée, avec une supervision complète de chaque fonction et du matériel et des logiciels associés. La suppression des opérations manuelles, fastidieuses et promptes aux erreurs, garantit la prévisibilité et renforce l’efficacité du workflow.

De cette façon, le stockage en ligne peut aussi conserver une dimension raisonnable et rester gérable, en étant utilisé uniquement pour les opérations en temps réel les plus exigeantes. Cette approche permet de conserver une excellente visibilité sur les performances, réduit les coûts globaux liés aux systèmes de stockage et simplifie la gestion. Les opérations en différé peuvent être transférées sur un stockage en ligne étendu, où la protection du contenu est hautement résiliente et conservée pendant plus longtemps. Le transcodage, le rendu et l’archivage après ingestion et diffusion sont gérés sur ce stockage en ligne étendu, sans impact sur les opérations en ligne. Les projets de long terme et les ressources fréquemment utilisées peuvent aussi être conservés à cet emplacement, afin de faciliter leur réutilisation en cas de besoin.

Le stockage en ligne étendu protège mieux le contenu que les systèmes RAID classiques, et offre une capacité supérieure à un coût par To inférieur. C’est donc la solution idéale pour les composants en différé du workflow. De plus, il simplifie considérablement l’archivage de long terme du contenu et des ressources. Au lieu de relier les données sur bande — LTO ou LTFS — directement au stockage en ligne, ce qui peut avoir un impact négatif sur les performances en temps réel, celles-ci sont reliées à un stockage en ligne étendu. Le gestionnaire de contenus multimédias permet aux utilisateurs de définir des règles archivant automatiquement le contenu.

Bien évidemment, tout workflow moderne digne de ce nom doit être prêt pour le Cloud. La gestion des architectures Cloud peut être difficile et déroutante, et les temps de restitution se chiffrer en heures, voire en jours. La visibilité et l’intégration au sein du workflow du studio sont essentielles à la réussite du déploiement Cloud. Dans ce domaine, les solutions de stockage spécialement optimisées pour les médias fournissent d’excellentes performances, et permettent de stocker les archives, voire même le workflow, dans le Cloud.

Quel que soit son workflow de production, tout studio peut retirer des bénéfices d’une infrastructure de stockage spécialement optimisée pour les médias. Les avantages de l’intégration et de l’automatisation peuvent immédiatement améliorer l’efficacité du workflow et améliorer la prévisibilité, tout en fournissant de nouvelles capacités, pour aujourd’hui comme pour demain. Au final, ce qui compte, c’est le produit fini, et les solutions capables de simplifier la gestion et d’éliminer les problèmes potentiels ne peuvent que favoriser la créativité de chacun.

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