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L’heure est grave ! La plus populaire des crypto-monnaie, le Bitcoin, vient de dépasser la barre des 10 000 dollars. Cela ne manque pas de relancer tous les débats le concernant… de la bulle financière, à l’attrait phénoménale pour les cybercriminels, tout y passe. Décryptage.

La principale question que tout le monde se pose actuellement est : jusqu’où va aller la valeur du Bitcoin ? En effet, alors que la célèbre crypto-monnaie vient de dépasser le seuil symbolique des 10 000 dollars, tout est possible. Les spéculateurs hurlent leur joie alors que d’autres s’inquiètent de cette brusque prise de valeur du cours… et au milieu, se trouvent en masse les cybercriminels qui comptent bien profiter de cette fabuleuse aubaine de générer des profits faramineux et sont prêts à tout pour s’emparer des précieux bitcoins.

Une hausse colossale du cours

La prise de valeur est incroyable. Pour illustrer cela et se rendre compte de l’ampleur du phénomène, il faut citer quelques chiffres :

  • + 20 % en une semaine
  • + 1 000 % depuis le début d’année 2017
  • + 80 818 % depuis cinq ans, lorsque 1 BTC valait environ 12€

Pourtant, à de nombreuses reprises, la valeur s’est écroulée, mais cela n’a jamais duré bien longtemps. Les risques sont pourtant nombreux, notamment liés à la solidité de la blockchain en elle-même face aux piratages (de même que les plateformes de change et de stockage) mais aussi des possibles interdiction de la monnaie virtuelle n’ayant aucun cours légal dans la plupart des pays.

De ce fait, de nombreuses organisations ont déjà averti à propos des risques. C’est le cas de la Banque de France et de la banque JPMorgan. Tous alertent sur les risques d’effondrement. Face à cela, des spéculateurs sont pourtant de plus en plus nombreux à investir dans le Bitcoin, qui ressemble à une bulle financière d’après certains spécialistes.

Personne n’aurait pu prévoir que le Bitcoin allait être une véritable révolution et devenir la plus importante monnaie d’Internet, alors que la première transaction a été effectué le 9 janvier 2009 (inventé en 2008 par un certain Satoshi Nakamoto).

ExpressVPN

La récente prise de valeur s’explique aussi par son mécanisme d’auto-limitation : au total, le nombre de bitcoins en circulation ne peut dépasser les 21 millions. Or, aujourd’hui, il y en a déjà près de 17 millions émis et la capitalisation totale atteint les 150 milliards de dollars.  En plus de ce critère là, le Bitcoin attire aussi par sa structure sécuritaire et discrète : la blockchain est robuste et infalsifiable et aucune faille directe ne l’a impactée depuis sa mise en service. Chaque transaction est enregistrée et rendue publique de manière décentralisée via P2P mais l’anonymat règne tout de même.

En France, beaucoup pensent que le Bitcoin est révolutionnaire et certains n’hésites pas à y investir à long terme, comme sur un autre placement régulé à profil risqué. D’après une récente étude de Bitcoin.fr, le portefeuille Bitcoin médian des français s’élèverait tout de même à 4 530 euros.

Les cybercriminels se bousculent au portillon

Le Bitcoin possède de nombreux points forts qui justifient amplement l’attrait des cybercriminels. Aussi, plus le Bitcoin monte en valeur, plus l’intérêt grandit.

C’est exactement ce qui se passe en ce moment, surtout lorsque l’on considère qu’il reste encore quelques millions de bitcoins à miner pour faire fortune ! Deux possibilités s’offrent aux pirates informatique pour remplir leurs portfeuilles Bitcoin : soit pirater des plateformes de change ou de stockage et voler de la crypto-monnaie, soit exploiter des ressources externes afin de procéder à du bitcoin-mining.

Même s’il y a eu d’immense piratages par le passé, cette méthode devient de plus ne plus complexe. Du coup, c’est aujourd’hui le crypto-minning qui l’emporte largement ! Sauf que bien entendu, pas question de miner soit-même ses bitcoins car les coûts de l’équipement et de l’électricité nécessaire seraient tout bonnement ingérables et non rentable (seuls quelques datacenters en Chine y parviennent grâce à la très faible valeur de l’énergie électrique).

Non, pour les cybercriminels, il s’agit de détourner des ressources externes à leur profit. Cela peut être fait par le biais de deux méthodes : exploitation de botnets ou bien mutualisation des ressources des internautes de manière très discrète via du JavaScript (Coinhive).

Imaginez un pirate ayant sous ses ordre plusieurs centaines de milliers de machines contrôlées à distance via un malware. En quelques clics, ce dernier peut donner l’ordre à ces machines zombies d’ouvrir leur navigateur Web et d’accéder à une page Web programmée pour miner des bitcoins. Il s’agit du crypto-jacking, rapportant des millions d’euros à certains réseaux cybercriminels d’envergure !

Si les pirates ne disposent pas d’un tel réseau botnet sous la main, ils leur est toujours possible de piéger des sites Web légitimes en menant une intrusion sur leur serveur et en injectant discrètement du code JavaScript dédié au minning sur leurs pages. Ainsi, tous les internautes qui le visiteront mettrons sans le savoir une partie de leurs ressources machine à disposition des cybercriminels pour générer de la crypto-monnaie. Malin !

Notons que ce genre d’actions ne visent pas que le Bitcoin mais toutes les crypto-monnaies dans leur ensemble (il en existe plus de 1 300 répertoriées à ce jour). Tous les plus grands groupes cybercriminels mondiaux s’y mettent afin d’avoir leur part du butin.

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