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La France est dans le top 5 des pays qui demandent le plus à Google de fournir des données privées sur des utilisateurs inscrits sur ses services. L’Etat sollicite aussi de plus en plus Google pour supprimer des contenus ; le pouvoir exécutif envoyant à cet égard autant de demandes que la justice française. Mais une majorité des demande est jugée insuffisamment fondée par Google.

Google a livré la dernière fournée de son désormais traditionnel Transparency Report, qui permet d’observer les demandes de suppression de contenus et de renseignements sur les utilisateurs formulées par les différents états à travers le monde.

Reflétant la tendance mondiale dénoncée dans un communiqué, les demandes de données privées sur les utilisateurs de Google continuent d’augmenter en France au premier semestre 2012, avec 1546 demandes (+10 %), visant 1880 utilisateurs (+ 5 %). La France est ainsi le 4ème plus gros demandeur de données sur les utilisateurs, derrière les Etats-Unis, l’Inde et le Brésil, et devant des pays l’Allemagne ou la Grande-Bretagne. En nombre d’utilisateurs visés, la France se classe 5ème.

Mais il y a plus inquiétant encore. Google indique qu’il n’a satisfait que 42 % des demandes françaises, contre 90 % des Américaines, 64 % des indiennes et 76 % des Brésiliennes. Or, s’il a laissé 58 % des demandes sur le carreau, c’est parce que « nous examinons chaque demande pour nous assurer qu’elle est conforme à l’esprit et à la lettre de la loi« , et « nous pouvons refuser de fournir des renseignements ou essayer de limiter la demande dans certains cas« . Il semble donc que la France soit particulièrement prompte à demander des renseignements qui, aux yeux de Google, n’ont pas à être communiqués en l’absence de respect des lois et procédures.

Les demandes de suppression de contenus en France, hors demandes des ayants droit concernant le droit d’auteur, ont augmenté de 132 % par rapport au semestre précédent.

L’essentiel des demandes émanant de l’exécutif visaient des contenus pornographiques disponibles sur YouTube, et d’autres vidéos dont la nature n’est pas précisée. Deux demandes portaient sur des contenus dont la diffusion aurait porté atteinte à la « sécurité nationale ».

 

Source : Numerama

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