À la suite des événements survenus ce week-end liés aux opérations militaires entre Israël et l’Iran, nous vous partageons ce nouveau commentaire de John Hultquist, analyste en chef du Google Threat Intelligence Group, portant sur les potentielles répercussions de la guerre Iran / Israël d’un point de vue cyber. Tribune.
« Compte tenu des récents événements, le risque de cyberattaques perturbatrices menées par des acteurs iraniens contre des cibles américaines est en nette hausse. Ces dernières années, l’Iran a concentré ce type d’actions sur Israël, en particulier depuis le 7 octobre. Les attaques observées dans ce contexte offrent un éclairage précieux sur les capacités réelles, mais aussi les limites, des acteurs iraniens. »
« Les résultats obtenus par l’Iran en matière de cyberattaques sont inégaux, et ces opérations sont souvent amplifiées ou déformées dans leur communication pour maximiser leur portée psychologique. Il est donc essentiel de ne pas surestimer leur impact, au risque de relayer involontairement leur stratégie de propagande. Pour autant, certaines entreprises peuvent en subir des conséquences graves, d’où l’importance de mettre en place les mêmes mesures de protection que celles recommandées contre les attaques par ransomware. »
« Par ailleurs, l’Iran mène déjà des campagnes de cyberespionnage ciblant les États-Unis, dans le but de collecter, de manière directe ou indirecte, des informations à portée géopolitique et de surveiller des individus jugés sensibles. Les personnes et organisations impliquées dans la politique américaine à l’égard de l’Iran sont régulièrement visées, à la fois via leurs comptes professionnels et personnels, et doivent faire preuve de vigilance face aux tentatives d’ingénierie sociale. Ces individus peuvent également être ciblés de manière indirecte, par le biais d’attaques contre des entreprises de télécommunications, des compagnies aériennes, des groupes hôteliers ou d’autres acteurs détenant des données permettant de les identifier et de les suivre. »





