Passeport pour la liberté : 36 % des Français prêts à confier leurs données personnelles avec leur gouvernement

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Passeport pour la liberté : 70 % des Européens prêts à partager leurs données personnelles pour accélérer le retour à la normale.

Alors que la France s’apprête à lancer son « pass sanitaire » pour accompagner la sortie progressive de la crise du COVID-19, le sujet de la confidentialité et de la sensibilité des données que ce pass implique fait débat au sein de la population. Pourtant, selon une étude menée par Kaspersky, 70% des européens sont prêts à partager ces données de santé pour accélérer le retour aux libertés post-covid.

Selon la même étude toutefois, Kaspersky constate que les Français sont les plus frileux à partager ces données, seuls 59% des français interrogés étant prêt à le faire, quelle que soit la raison (voyage, restaurants etc.).

  • Sept consommateurs européens sur dix (70 %) seraient disposés à partager leurs données de santé, de géolocalisation et de contact pour avoir davantage de libertés au sortir de la pandémie
  • Seuls 59 % des consommateurs français y seraient enclins, ce qui correspond au taux le plus bas d’Europe
  • 45 % des personnes interrogées sont prêtes à le faire avant tout pour aider leur pays à vaincre la crise sanitaire, contre seulement 32 % des Français (taux le plus bas d’Europe)
  • Pour seulement 20 % des sondés, le but de cette démarche serait d’accéder à nouveau aux centres commerciaux, un chiffre qui s’élève à 29 % pour celles et ceux qui souhaiteraient pouvoir voyager à l’étranger – La France reste dans la moyenne avec respectivement 18 % et 28 %

Kaspersky a élaboré une carte interactive de sensibilité à la confidentialité des données mettant en avant la manière dont 8 000 consommateurs de 9 pays d’Europe abordent la question de la confidentialité des données en lien avec la fin de l’épidémie de Covid-19. Elle révèle que la principale raison pour laquelle les Européens sont disposés à communiquer leurs données personnelles est la volonté de sortir de cette crise internationale. De fait, près de la moitié d’entre eux (45 %) seraient prêts à partager leurs données de santé, de géolocalisation et de contact pour aider leur pays à vaincre la pandémie.

A chacun ses raisons et ses priorités pour motiver la sortie de la crise.

La perspective de voyager à nouveau à l’étranger justifie également le partage des données de santé pour près d’un tiers des sondés (29 % des Européens et 28 % des Français). Vient ensuite la possibilité de fréquenter les bars et les restaurants (22 % des Européens et 23 % des Français) et celle d’assister à un événement public de grande ampleur (21 % des Européens et 20 % des Français). L’optique de retourner dans les centres commerciaux est la moins fédératrice avec seulement 20 % des personnes interrogées en Europe (18 % en France).

Sur le plan démographique, il est à noter que ce sont à la fois les plus jeunes et les plus âgés — ceux dont l’existence a sans doute été le plus impactée par les restrictions sanitaires — qui sont les plus enclins à partager leurs données de santé en toutes circonstances, avec en tête la génération Z (76 %), suivie des Millennials (73 %) et de la génération silencieuse (72 %), qui désigne les personnes nées avant 1946.

Les français particulièrement méfiants quant au partage de leurs données confidentielles.

À l’échelle européenne, les Portugais sont les plus disposés à partager leurs données de santé pour vaincre la pandémie (58 %), loin devant les Français (32 %). Un chiffre à mettre en corrélation avec la défiance générale des Français en matière de partage des données, puisque seulement 36 % d’entre eux seraient prêts à confier leurs données personnelles à leur gouvernement[2], contre 50 % de la population au Portugal et 47 % en moyenne en Europe.

S’agissant de la confidentialité des données en général, 95 % des Européens et 93 % des Français indiquent que ce sujet est important pour eux. Cependant seulement la moitié des Européens (52 %) ont le sentiment de contrôler le nombre d’entités ayant accès à leurs données personnelles et, sur ce sujet, ce sont les Français qui sont les plus frileux puisque l’hexagone connaît le pourcentage le plus bas d’Europe (35 %). En parallèle, il est à noter que 84 % des Européens et 85 % des Français craignent que leurs données ne tombent entre de mauvaises mains au cours des deux prochaines années.

« Depuis le début de la pandémie, tous les gouvernements d’Europe cherchent un moyen de suivre la propagation du virus pour ouvrir à nouveau l’économie et relancer le secteur du tourisme et de l’hôtellerie. Cependant, moins de la moitié (47 %) des Européens font confiance à leur gouvernement pour ce qui est de traiter leurs informations personnelles », relève David Emm, Principal Security Researcher, Kaspersky.

« Par conséquent, même si de nombreux consommateurs européens seraient prêts à partager leurs données personnelles pour avoir plus de libertés et accélérer un retour à la normale, les États doivent veiller à ce que leur politique de collecte et de stockage des données sensibles soit suffisamment robuste et sécurisée s’ils souhaitent instaurer un climat de confiance et sortir de la crise sanitaire dans les meilleures conditions. »

Pour en savoir davantage sur la manière dont les Européens abordent les questions de confidentialité des données dans le contexte post-pandémique, vous pouvez consulter la carte de sensibilité à la confidentialité des données de Kaspersky, qui présente les résultats de l’étude pays par pays.

 

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