Applications : 1 utilisateur sur 4 leur autorise automatiquement l’accès à son micro ou à sa webcam

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Près d’un utilisateur sur quatre autorise automatiquement l’accès à son micro ou webcam à ses applications, selon une étude Kaspersky.

Étude – Selon une étude mondiale menée par Kaspersky auprès de 15 000 consommateurs, près d’un quart (23 %) des utilisateurs connectés autorisent systématiquement les applications et les services à accéder à leur micro ou à leur caméra – ils sont 17 % en France. Toutefois, les efforts de sensibilisation aux enjeux de cybersécurité menés auprès du grand public portent leurs fruits : 59 % des interrogés craignent d’être observés à leur insu par le biais de leur webcam (45 % en France), et 60 % d’entre eux redoutent la présence d’un logiciel malveillant (47 % en France). Ces résultats laissent supposer que de plus en plus de personnes assurent pro-activement la protection de leurs appareils numériques. Et ce, d’autant que le travail à distance et les applications de collaboration deviennent la norme.

Au cours de l’année écoulée, l’utilisation croissante de la visioconférence dans le cadre du télétravail a entraîné le recours à des applications telles que Microsoft Teams, laquelle a vu son utilisation augmenter de 894 % entre février et juin 2020. De nombreux fournisseurs de premier plan ont fait face à une augmentation inattendue de la demande, entraînant une pénurie quasi mondiale de webcams. Avec l’usage des technologies et applications de visioconférence dans le cadre professionnel, scolaire ou familial, il est compréhensible que les individus autorisent assez spontanément leurs applications à accéder à leur micro et à leur caméra. Selon l’étude Kaspersky, 27 % des 25/34 ans les autorisent systématiquement, alors que chez les personnes plus âgées, 38 % des répondants âgés de 55 ans et plus déclarent ne jamais autoriser ces accès à leurs applications et services mobiles.

Fréquence à laquelle les utilisateurs autorisent les applications et services à accéder à leur micro ou à leur webcam par tranche d’âge, dans le monde

Être vigilant sur les demandes d’autorisations émises par les applications et services et en examiner la pertinence au cas par cas s’avèrent être les meilleurs moyens de continuer à bénéficier d’outils très utiles, tout en restant protégé. Ainsi, il sera logique d’autoriser l’accès à sa caméra à une application d’appel vidéo. En revanche, il ne semble pas justifiable qu’une application météo demande l’accès à la caméra de l’appareil.

Les résultats de l’enquête Kaspersky soulignent en outre le souhait de plus en plus prégnant des consommateurs d’utiliser les technologies numériques en toute sécurité, et de bénéficier des possibilités offertes par les caméras et les applications de collaboration dans un quotidien de distanciation sociale et de télétravail.

« Il est certain que de nombreuses personnes ne sont pas familières des mesures de protections informatiques et des protocoles de sécurité relatifs à l’utilisation des webcams. Cependant, nous observons aujourd’hui une sensibilisation accrue à la sécurité en ligne et aux menaces cyber potentielles. Cela conduit les utilisateurs à adopter une démarche préventive, par exemple en vérifiant les demandes d’accès des applications au micro et à la vidéo, avant d’en autoriser effectivement l’accès. Nous espérons également que cette prise de conscience des dangers cyber soit soutenue au sein des entreprises par la mise en place de formations de sensibilisation à la sécurité informatique. Et ce, alors que les dispositifs audio et vidéo sont de plus en plus utilisés dans le cadre du télétravail », commente Marina Titova, Head of Consumer Product Marketing chez Kaspersky.

Pour sécuriser l’utilisation des webcams à mesure de l’augmentation des échanges virtuels, Kaspersky recommande :

  • De disposer d’un cache caméra, afin d’éviter un potentiel espionnage lorsque l’outil n’est pas utilisé.
  • D’utiliser une solution de sécurité efficace offrant une protection avancée et couvrant plusieurs typologies d’appareils (PC, Mac, Android et iOS). Des applications peuvent en effet protéger contre les accès non autorisés au micro.
  • D’analyser les applications disposant déjà d’un accès à sa caméra ou à son micro, et de retirer ces autorisations lorsqu’elles ne sont pas nécessaires.
  • Pour aller plus loin dans la protection et la confidentialité des informations publiées sur les réseaux sociaux, d’utiliser un outil fournissant des bonnes pratiques sur la manière de configurer les niveaux de confidentialité.

L’enquête Kaspersky « Consumer IT Security Risks Survey » (Consumer ITSR) a été menée auprès d’un total de 15 070 consommateurs à travers le monde, entre septembre et octobre 2020.

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