Winter has come : sécuriser les Jeux d’hiver 2026

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Avec le début des Jeux d’hiver, le public du monde entier se voit offrir la promesse d’un mélange familier de prouesses athlétiques, d’art et d’émotion. Que ce soit pour les plus de 2 500 athlètes présents ou pour les millions de spectateurs devant leurs écrans, ces deux prochaines semaines en Italie s’annoncent riches en triomphes et en désillusions.

Tribune – Néanmoins, le cadre des affrontements dépasse l’environnement sportif. En coulisses, une bataille fait rage : organisateurs de l’événement et partenaires de sécurité internationaux affrontent des acteurs malveillants déterminés à perturber les Jeux.

Darren Anstee, CTO pour la sécurité chez NETSCOUT, analyse ainsi les cybermenaces pesant sur les organisateurs et les meilleures pratiques pour les gérer :

« Les événements sportifs mondiaux, comme les Jeux d’hiver de Milan-Cortina, servent à mettre en avant les exploits sportifs, mais ils mettent également la nation hôte et les principaux sponsors sous le feu des projecteurs. En raison de cette visibilité mondiale, ces événements représentent des cibles idéales pour les hacktivistes et autres cyberattaquants. Cela provient principalement de l’étendue de l’infrastructure numérique, de la billetterie aux communications, en passant par les transports et la diffusion.

Aujourd’hui, presque n’importe qui peut lancer des attaques par déni de service distribué (DDoS) sophistiquées, sans la moindre expertise technique. Les acteurs malveillants favorisent ces attaques — conçues pour submerger les serveurs et les réseaux numériques — en raison de leur simplicité de lancement. Elles s’avèrent également difficiles à tracer, et capables de perturber les diffusions en direct, la connectivité des sites et les systèmes de sécurité publique.

Depuis les derniers Jeux, le paysage des menaces DDoS a considérablement évolué. Premièrement, la démocratisation d’outils et de services d’attaque sophistiqués facilite encore le lancement de ce type d’attaques. Les motivations derrière l’activité DDoS deviennent également de plus en plus géopolitiques, reflétant les désaccords et les conflits du monde réel. Des hacktivistes anti-occidentaux pourraient cibler l’événement pour des motifs allant de la suspension de la Russie à une opposition idéologique plus large contre le gouvernement italien.

Des Jeux d’été de Londres en 2012 à l’EURO 2024 en Allemagne, les attaques DDoS ciblent régulièrement les événements sportifs mondiaux, leurs sponsors et les infrastructures des pays hôtes. Avec un nombre croissant de groupes d’hacktivistes et de cybercriminels utilisant le DDoS comme arme principale, les Jeux d’hiver 2026 constituent une cible de choix.

Pour défendre efficacement l’événement, les équipes de sécurité devront se servir non seulement de solutions de détection et d’atténuation en temps réel, mais aussi de renseignements sur les menaces et de processus de réponse aux incidents. Une coordination entre tous les organisateurs et prestataires de services à travers un échange d’informations ouvert garantira que toutes les parties restent prudentes pendant tout au long des Jeux, permettant une défense unifiée et proactive contre toute attaque. »