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La Police Nationale a procédé à la saisie d’une quarantaine de faux billets de 50 euros après l’arrestation d’un individu en Essonne qui les commandaient sur le DarkNet via TOR.

D’après des sources policières, la pratique tend peu à peu à devenir monnaie courante en France. Un homme d’environ 25 ans, habitant de Longjumeau en Essonne, a été arrêté la semaine dernière pour avoir commandé une quarantaine de faux billets de 50 euros sur Internet, via le réseau d’anonymisation TOR qui lui a permis d’accéder à des sites cachés au sein du DarkNet. Les billets commandés étaient ensuite envoyés par la Poste, avec une provenance affichant les Pays-Bas. Face aux agents de police, l’homme d’une trentaine d’années a admis avoir réalisé ce type de commande trois ou quatre fois et avoir commandé de la drogue sur le même site Internet.

L’enquête conduite par l’office central pour la répression du faux monnayage (OCRFM) a mis au jour un phénomène qui se répand petit à petit en France : « Il s’agit de commander des faux billets sur des sites du Darknet via le logiciel TOR  pour passer inaperçu », explique cette source. « Les moyens de paiement sont réalisés dans un parfait anonymat, soit en Bitcoins, soit avec des cartes bleues prépayées achetées dans des bureaux de tabac ».

L’OCRFM n’a pas précisé comment elle a réussi à repérer la transaction ni même à remonter la trace de l’acheteur jusque dans l’Essonne. Elle précise que l’affaire  » n’est pas d’importance » en ajoutant que les billets étaient «  de piètre facture », mais partage son inquiétude en déclarant qu’ » elle est révélatrice de la facilité avec laquelle on peut acheter, par un simple clic, tout et n’importe quoi et parfois des produits illicites dont, de plus en plus souvent, de la fausse monnaie. C’est un phénomène en expansion, les délinquants le savent et pas uniquement pour ce qui est de la fausse monnaie, on peut aussi commander et acheter de la drogue par exemple. »

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Cependant, l’affaire laisse à penser qu’il s’est fait repéré par son adresse postale lors de la livraison et non à cause d’une faiblesse de TOR. Mais cela n’est pas confirmé…

Pour acheter ces 40 faux billets de 50 € sur une plateforme du DeepWeb spécialisée dans le darkmarket (comme SilkRoad), le jeune homme n’a du débourser que 400 € en Bitcoin, soit 20% de la valeur faciale.

L’individu, déféré vendredi dernier, est convoqué au mois de décembre devant le tribunal correctionnel d’Evry où il risque jusqu’à 10 ans de prison. A noter que les autorités ont constaté la quasi-disparition de billets contrefaits fabriqués sur le territoire français après le démantèlement en 2012 en Seine-et-Marne d’une importante officine offset de fabrication de faux billets. Actuellement, l’essentiel des faux billets d’euros est confectionné dans la région de Naples en Italie.

Mais avec l’essor d’Internet, il devient plus facile de s’en procurer, et les commandes se multiplies…

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Vos réactions
  1. bardin

    ras

  2. yaba

    je veut adhérer

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