Le deuxième volet de l’étude Zscaler sur la cyber résilience révèle que de nombreuses organisations restent excessivement centrées sur leur périmètre interne, les exposant aux menaces externes telles que les attaques sur la chaîne d’approvisionnement et les chocs géopolitiques. Tribune Zscaler.
Principaux enseignements de l’étude :
- La France se distingue par une prise de conscience plus marquée du risque externe : seules 38 % des organisations françaises reconnaissent que leur stratégie de cyber résilience reste trop centrée sur l’interne, contre 61 % au niveau mondial.
- Toutefois, l’augmentation des investissements des organisations françaises (+13 %) reste inférieure à celle observée au Royaume-Uni (+19 %) ou en Suède (+18 %), révélant un décalage entre perception du risque et mobilisation budgétaire.
Autres enseignements de l’étude :
- 90 % (FR 85%) des organisations ont augmenté leurs investissements en cyber résilience au cours des 12 derniers mois et 96 % (FR 91%) ont mis à jour leur stratégie de cyber résilience en réponse à des facteurs externes sur la même période.
- Cependant, seules 34 % (FR 17%) des organisations estiment que les mesures mises en place sont réellement efficaces face à la volatilité de la chaîne d’approvisionnement et 52 % (FR 41%) reconnaissent que leurs systèmes de sécurité actuels sont incapables de se défendre contre des menaces avancées.
- 69 % (FR 59%) des organisations manquent de visibilité sur l’utilisation du « shadow AI », et 56 % (FR 49%) craignent une exposition de données sensibles.
- 57 % (FR 72%) des organisations n’ont pas intégré la cryptographie post-quantique (PQC) dans leur stratégie de sécurité, alors même que 60 % (FR 60%) reconnaissent que des données volées aujourd’hui pourraient être compromises dans un horizon de 3 à 5 ans.
Zscaler, Inc., spécialiste de la sécurité cloud, publie aujourd’hui les résultats de sa nouvelle enquête intitulée The Ripple Effect: A Hallmark of Resilient Cybersecurity. Cette étude met en évidence un décalage croissant entre la confiance des organisations dans leur posture de cyber résilience et leur niveau réel de préparation face à des menaces externes de plus en plus perturbatrices.
Réalisé par Sapio Research, le rapport révèle que si 90 % (FR 85%) des organisations ont renforcé leurs investissements en cyber-résilience au cours de l’année écoulée, 61 % (FR 38%) considèrent que leurs stratégies restent trop centrées sur l’interne, protégeant principalement leur propre périmètre, les exposant ainsi aux risques provenant des fournisseurs, des technologies émergentes telles que l’IA ou l’informatique quantique, ainsi qu’à la volatilité des marchés.
« Le risque est désormais partout et les entreprises doivent élargir le Zero Trust à l’ensemble de l’écosystème : supply chain, IoT, OT, workloads, serveurs… », déclare Ivan Rogissart, Directeur avant-ventes Europe du sud chez Zscaler. « La cyber résilience doit se diffuser afin d’absorber les ondes de choc externes avant même qu’elles ne déstabilisent les opérations et le business. En adoptant une approche “Resilient by Design” qui dépasse les frontières de l’entreprise, les organisations peuvent intégrer la capacité à résister à des scénarios inévitables de défaillance ou de compromission de leurs fournisseurs et sous-traitants. »
Les risques externes dépassent les contrôles internes
Les organisations du monde entier font face à un ensemble complexe de risques : cyberattaques, chaînes d’approvisionnement de plus en plus complexes, événements géopolitiques imprévisibles, ainsi qu’évolutions rapides en matière d’intelligence artificielle et d’informatique quantique.
Près des deux tiers (63 %) (FR 57%) des responsables IT à l’échelle mondiale anticipent qu’une perturbation majeure causée par un fournisseur ou un prestataire tiers surviendra dans les 12 prochains mois, tandis que 60 % (FR 47%) ont déjà subi un tel incident au cours de l’année passée.
Malgré ces chiffres préoccupants, moins de la moitié des organisations ont actualisé leur stratégie de résilience afin d’intégrer les dépendances vis-à-vis de tiers ou l’instabilité de leur chaîne d’approvisionnement identifiées comme un angle mort critique externe.
Bien que les organisations affichent un niveau global de confiance élevé dans leur stratégie de résilience, seules 34 % (FR 19%) considèrent leurs mesures actuelles comme véritablement efficaces face à la volatilité de la chaîne d’approvisionnement. Ce niveau de confiance chute à 30 % dans la région EMEA et bien plus encore en France.
Par ailleurs, malgré l’augmentation des investissements en matière de résilience, les infrastructures obsolètes demeurent un obstacle majeur. 81 % (FR 76%) des organisations s’appuient encore sur des systèmes traditionnels, tels que des pare-feu, des VPN et des modèles de sécurité fondés sur la protection du périmètre. 64 % (FR 50%) indiquent que leur architecture IT actuelle limite leur capacité à répondre efficacement aux violations de sécurité, aux interruptions de service et aux défaillances.
IA, quantique et souveraineté des données : une forte incertitude
Les risques liés aux technologies émergentes remettent également en question l’efficacité des stratégies de résilience actuelles.
Plus de la moitié (52 %) (FR 41%) des responsables IT mondiaux reconnaissent que leurs systèmes de sécurité existants ne sont pas adaptés pour faire face à des menaces avancées, exposant ainsi les organisations à de nouvelles vulnérabilités.
L’adoption rapide d’outils d’IA agentique suscite également des inquiétudes : 50 % (FR 41%) des organisations qui déploient ou testent ces technologies ne disposent pas de cadres de gouvernance robustes. Sept organisations sur dix manquent (FR 59%) de visibilité sur l’usage du « shadow AI », et 56 % (FR 49%) redoutent une exposition de données sensibles liée à l’utilisation d’applications d’IA publiques.
Par ailleurs, 57 % (FR 72%) des organisations n’ont pas encore intégré la cryptographie post-quantique dans leur stratégie de sécurité, alors que 60 % (FR 60%) reconnaissent que les données exfiltrées aujourd’hui pourraient être déchiffrées dans un délai de 3 à 5 ans.
La dépendance vis-à-vis de technologies étrangères influence également les échanges autour des politiques et réglementations en matière de souveraineté. Cette dépendance renforce l’attention portée au contrôle des données, des infrastructures et des opérations.
Notre enquête montre que les responsables IT prennent activement des mesures d’atténuation : 79 % (FR 75%) évaluent leur dépendance aux technologies étrangères, tandis que 6 sur 10 (FR 47%) ont actualisé leur stratégie de cyber résilience au cours de l’année passée afin de se conformer à de nouvelles exigences ou à des exigences renforcées en matière de souveraineté.
L’an dernier, 60 % (FR 39%) ont mis à jour leur stratégie de cyber résilience en réponse à l’évolution des réglementations, telles que NIS2, DORA et le RGPD.
« Dans un environnement géopolitique instable, ralentir la transformation numérique peut paraître prudent. En réalité, cela accroît la surface d’exposition et creuse l’écart avec les organisations qui modernisent leur architecture de sécurité pour gagner en résilience. », souligne James Tucker, Head of EMEA CISOs in Residence chez Zscaler. « Les acteurs les plus avancés abandonnent les architectures centralisées traditionnelles au profit de modèles distribués intégrant la souveraineté et la localisation comme principes fondamentaux afin de répondre aux enjeux de souveraineté des données. Ces architectures offrent une capacité de configuration fine permettant d’aligner précisément les dispositifs de sécurité sur des exigences réglementaires et opérationnelles spécifiques. »
Trois actions prioritaires pour devenir « Resilient by Design »
Afin de contrer efficacement la montée des menaces externes, le rapport identifie trois actions clés permettant d’élargir l’effet de diffusion de la posture de résilience d’une organisation selon une approche « Resilient by Design » :
- La visibilité en premier
Mettre en œuvre une plateforme couvrant à la fois la sécurité des données, la sécurité de l’IA, la sécurité des tiers et la souveraineté des données. Objectif : obtenir une visibilité et un contrôle sur l’ensemble de la surface d’attaque, y compris les sous-traitants et la chaîne d’approvisionnement.
- Plateformiser pour simplifier et mieux sécuriser et pouvoir adresser les nouveaux usages et leurs risques associés
Décorréler la sécurité de l’infrastructure réseau en adoptant un modèle Zero Trust. Fondé sur le principe du moindre privilège, il sécurise toutes les connexions et permet d’adapter rapidement les stratégies de marché ou les flux de données en fonction de l’évolution du contexte
- Pérenniser grâce à une architecture Zero Trust
Déployer une architecture de sécurité capable d’évoluer face aux nouvelles menaces par simple activation de nouvelles fonctionnalités depuis un tableau de bord unique telles que la sécurité GenAI et la visibilité en cryptographie post-quantique. Cette approche permet aux entreprises de faire évoluer leur stratégie de sécurité à mesure que les menaces émergent, sans devoir refondre entièrement leurs capacités via de nouveaux outils.
Méthodologie du rapport Zscaler sur la cyber-résilience
En décembre 2025, Zscaler a mandaté Sapio Research pour réaliser une enquête auprès de 1 750 décideurs IT dans 14 marchés (Australie, France, Allemagne, Inde, Italie, Japon, Pays-Bas, Singapour, Japon, Arabie saoudite, Espagne, Suède, Royaume-Uni & Irlande, États-Unis).
Ces responsables IT travaillent dans des entreprises de plus de 500 employés, tous secteurs confondus.





