SentinelLabs révèle une fuite de données impliquant une entreprise chinoise de cybersécurité liée à l’État

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SentinelLabs, la division de recherche de SentinelOne, a analysé une fuite de données, contenant des détails sur l’infrastructure et des logs d’employés d’une entreprise privée de cybersécurité chinoise, affiliée à l’É֤tat. Ces données contiennent des références à des services de surveillance du contenu web utilisés pour appliquer la censure auprès de clients des secteurs public et privé.

Tribune – SentinelLabs a analysé une fuite de données provenant de TopSec (北京天融), une entreprise chinoise de cybersécurité proposant des services tels que l’EDR et l’analyse des vulnérabilités, tout en offrant des solutions sur mesure pour s’aligner sur les initiatives gouvernementales et les exigences en matière de renseignement.

Cette fuite de données comprend un document contenant plus de 7 000 lignes de logs et de code, sur l’orchestration de l’infrastructure en matière de DevOps de l’entreprise et de ses clients. Elle contient également des scripts se connectant à plusieurs domaines gouvernementaux chinois, institutions académiques et sites d’actualité.

Les analyses ont permis d’identifier des logs et des fonctionnalités indiquant que Topsec facilite probablement la modération du contenu à des fins de censure d’internet, une stratégie clé employée par le Parti communiste chinois (PCC) pour surveiller et contrôler l’opinion publique sur des sujets jugés sensibles ou antisociaux.

De plus, SentinelLabs a trouvé des preuves indiquant que Topsec a fourni des services personnalisés à une entreprise publique le jour même où une enquête pour corruption visant son plus haut responsable a été annoncée. Cela met en lumière la manière dont l’État chinois et le PCC collaborent avec certaines entreprises de cybersécurité pour gérer les conséquences des scandales de corruption.

Ces fuites offrent un aperçu du complexe écosystème des relations entre les entités gouvernementales et les entreprises privées de cybersécurité en Chine. Si de nombreux pays connaissent une certaine porosité entre les exigences gouvernementales et les entreprises privées de cybersécurité, les liens entre ces entités en Chine sont beaucoup plus profonds et illustrent la manière dont l’État contrôle la gestion de l’opinion publique par le biais d’une application stricte en ligne.

La manière dont ces données ont été divulguées demeure incertaine, mais les documents montrent que les ingénieurs de TopSec documentaient leur travail de manière très granulaire, y compris les commandes complètes utilisées pour effectuer les tâches définies. Etant donné les informations contenues dans cette fuite, les entreprises doivent évaluer la façon dont leurs ingénieurs systèmes et d’infrastructure enregistrent leur travail.

L’analyse détaillée ICI présente les principaux éléments du rapport.