La récente fuite de données touchant la Métropole du Grand Paris, affectant environ 5 000 personnes, met en lumière la complexité croissante de la protection des informations sensibles. Selon le rapport IBM sur le coût d’une compromission de données en 2024, 35 % des violations impliquent des données dites « cachées », souvent stockées de manière dispersée, rendant leur suivi et leur sécurisation plus difficiles. Cette prolifération des données dans des environnements multiples allonge le temps nécessaire pour détecter et contenir une fuite, entraînant avec elle une augmentation de 16 % du coût moyen d’une violation des données en entreprise.
Tribune par Jocelyn Krystlik, Business Unit Manager chez Stormshield – À l’occasion de la journée mondiale de la sauvegarde des données, Jocelyn Krystlik, Business Unit Manager chez Stormshield, souligne l’importance d’un geste simple mais crucial pour se protéger des menaces liées à la cybercriminalité.
« Dès lors qu’elle est interceptée dans le cadre d’un échange ou attaquée quand elle est stockée, la donnée peut être tout simplement effacée ou modifiée. Dans ce second cas, il n’est plus possible de lui faire confiance. Face à ces menaces, il est primordial d’appliquer des mesures de protection adaptées aux données sensibles des entreprises et des organisations, à l’image de la sauvegarde et du chiffrement des données.
Avant tout, il faut identifier et classer les données en fonction de leur niveau de sensibilité. Toutes les informations n’ont pas la même criticité, et il est primordial de déterminer lesquelles nécessitent une protection renforcée. Une fois ces données identifiées, elles doivent être chiffrées et leur sauvegarde doit suivre la règle du 3-2-1 : conserver trois copies sur deux supports distincts, dont une externalisée. Cette approche assure une récupération efficace en cas de panne, de cyberattaque ou d’erreur humaine.
Les données sont vulnérables, quel que soit leur emplacement de stockage : cloud privé (15 % des violations), sur site (20 %), cloud public (25 %) ou encore sur plusieurs types d’environnements (40 %), selon le rapport IBM. La dispersion des données rend leur protection plus difficile, ce qui souligne l’importance d’une gestion maîtrisée du stockage.
L’automatisation des sauvegardes est une autre bonne pratique à adopter afin d’éviter les oublis et d’assurer une continuité des opérations sans faille. Ces sauvegardes doivent être protégées par des mots de passe robustes et, idéalement, chiffrées elles-aussi. Toutefois, une sauvegarde n’a d’intérêt que si elle peut être restaurée efficacement. Tester régulièrement les procédures de récupération est donc indispensable pour s’assurer de leur bon fonctionnement.
En parallèle, la sensibilisation des collaborateurs joue un rôle clé dans la sécurisation des données. Une simple négligence, comme l’enregistrement de fichiers sensibles sur un support non sécurisé, peut compromettre l’intégrité du système d’information. Former les équipes aux bonnes pratiques et aux risques liés à la cybersécurité contribue à réduire ces vulnérabilités.
Enfin, maintenir à jour les systèmes et les logiciels est essentiel pour limiter l’exploitation de failles de sécurité connues. Associées à des solutions de protection avancées, ces mesures renforcent la résilience des organisations face aux cybermenaces. Une stratégie de sauvegarde et de chiffrement bien conçue ne se limite pas à une précaution technique : elle constitue un pilier fondamental de la continuité d’activité et de la protection des données sensibles. »





