Réseaux : le prix à payer pour une escapade

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Le jeudi 3 août, le terminal 4 de l’aéroport d’Orly a connu une panne de ses systèmes de tri des bagages, conduisant au tri manuel et entraînant ainsi le retard notable de nombreux vols et à l’absence de bagages à l’arrivée pour certains passagers. Ce type de panne est d’autant plus préjudiciable en période de vacances d’été, avec une affluence revenue à des taux pré-pandémiques. Le coût des interruptions de service dans les transports a en effet un impact considérable sur les voyageurs et les prestataires. Le secteur de l’aviation est fréquemment sujet à ces problématiques, et les conséquences de telles perturbations se font sentir longtemps après leur résolution.

Tribune – Pour Daniel Crowe, Area vice-président France & Europe du Sud chez NETSCOUT, l’anticipation et une visibilité complète sur les réseaux sont clé pour éviter les turbulences pouvant mener à d’importants désagréments en période de vacances.

« Les pannes réseau des compagnies aériennes entraînent souvent des défaillances logicielles et une dégradation des applications essentielles à la planification des vols, à la billetterie, ou bien à la gestion des bagages. L’interruption des applications hébergées dans les datacenters peut être préjudiciable non seulement aux membres d’équipage et aux employés des compagnies aériennes, mais aussi à leurs clients. Lors de l’incident qui a touché le terminal 4 d’Orly, plus de 10 000 passagers ont été impactés.

Suite à la crise sanitaire, qui a touché de plein fouet le secteur de l’aviation, les compagnies aériennes se sont tournées vers les technologies pour améliorer leurs services, plaçant le numérique et les réseaux au cœur de leurs activités. Or, cela comporte des risques sans une gestion optimale. Une étude de l’association SITA indique ainsi que 68 % des compagnies interrogées devraient augmenter leurs dépenses technologiques en 2023, et que 95 % des services IT confirment la cybersécurité comme une priorité d’investissement. Alors que les défaillances des systèmes entraînent des troubles pour des milliers de voyageurs, la législation implique des dédommagements, en cas de retards ou d’annulations imputables à la compagnie ou jugés évitables. Ces indemnisations ne se limitent pas à une somme d’argent, mais peuvent également prendre la forme d’un hébergement ou encore de chèques-repas, élevant considérablement le montant de la facture de ces incidents pour les finances des compagnies.

Le coût des temps d’arrêt dans l’industrie de l’aviation est en effet écrasant, impactant non seulement les passagers, mais également les compagnies aériennes de manière significative alors qu’ils s’efforcent de trouver des solutions viables pour leurs voyages. Pour pallier ces problèmes, déployer des solutions de gestion de la performance réseau permet d’éviter ces pannes, notamment grâce à une visibilité de bout en bout sur le réseau et les applications des principales compagnies aériennes. Par ailleurs, une inspection approfondie des paquets à l’échelle permet d’analyser les données de performance et de détecter proactivement la cause première des ralentissements et des dégradations afin d’éviter des perturbations généralisées. 

La digitalisation a permis au secteur de l’aviation de se moderniser, de la billetterie à l’enregistrement en passant par le suivi des bagages ou encore des vols, facilitant ainsi la vie des équipes, mais aussi des voyageurs. Toutefois, pour continuer à bénéficier d’une flexibilité, cruciale dans un monde en constante mutation, aucune entreprise ne peut se permettre d’avoir des zones d’ombre sur ses réseaux. En effet, le moindre incident peut avoir des conséquences sur toutes les applications et utilisateurs qui en dépendent. Cela peut aller du simple retard, jusqu’à des faits plus désastreux encore, si les aptitudes en vol sont touchées. Ainsi, puisqu’il est impossible de gérer ce que l’on ne voit pas, la visibilité est un prérequis pour pouvoir profiter des avantages de l’automatisation et de la transformation digitale dans son ensemble. »