Malgré des pratiques personnelles de cybersécurité limitées, un tiers des consommateurs se dit prêts à sanctionner une organisation en cas d’incident entraînant une fuite de données sensibles.
Tribune – Une récente enquête menée par Commvault, l’un des principaux fournisseurs de solutions de cyber-résilience et de protection des données pour les environnements cloud hybrides, révèle que si de nombreux consommateurs français se montrent indulgents lorsqu’il s’agit de sécuriser leurs propres données personnelles, ils se révèlent en revanche intransigeants envers les entreprises qui ne font pas de la cyber-résilience une priorité, au point de ne plus leur faire confiance, changer de prestataire voire jusqu’à fragiliser leur réputation.
Réalisée auprès de 1 000 consommateurs en France, l’enquête montre que près d’un tiers (32 %) ont vu leurs données personnelles compromises au cours des douze derniers mois à la suite d’un incident de sécurité. Pourtant, plus de la moitié (52 %) [1] ne sauvegardent pas leurs informations sur un support externe ou dans le cloud, ou ignorent l’emplacement de stockage de leurs données.
« Les environnements d’identité sont de plus en plus complexes. Chaque identité humaine, machine, application ou agent IA représente une menace potentielle. Grâce à cette intégration, nos clients bénéficient d’une visibilité et d’un contrôle accrus sur la gestion des accès privilégiés dans leurs environnements de sauvegarde et de restauration, tout en renforçant leur cyber-résilience avec Commvault Cloud », explique David Manks, vice-président des alliances stratégiques chez BeyondTrust.
Bien qu’ils aient eux-mêmes déjà subi des cyberattaques, les Français adoptent un comportement passif face à la protection de leurs informations personnelles, un contraste marqué avec leur tolérance quasi nulle envers les défaillances des organisations.
En cas de cyberattaque ou de panne entraînant une fuite de données, les consommateurs français se montrent sans indulgence : un tiers (33 %) envisagerait de se tourner vers un concurrent, 31 % cesseraient complètement de faire appel aux services de l’entreprise et 22 % laisseraient un avis négatif ou adresseraient une plainte au service client. Seuls 16 % des personnes interrogées déclarent qu’elles accorderaient une seconde chance à l’organisation concernée.
Une confiance fragile dans les capacités de cybersécurité des organisations
L’une des principales raisons de cette intransigeance réside dans le manque de confiance des consommateurs quant à la capacité des entreprises à relever les défis cybercriminels. Seuls 37 % [2] estiment que les organisations en font suffisamment pour protéger, sécuriser et restaurer les données en cas de violation ou de panne, un chiffre inférieur de 13 % à la moyenne observée dans l’étude internationale [3]. Parmi ceux qui ne sont pas convaincus ou qui restent incertains (30 %) [4], plus de la moitié (55 %) considèrent que la fréquence des cyberattaques est devenue telle que les entreprises peinent à suivre le rythme.
« Les entreprises doivent accepter que les clients ne tolèrent aucune faille en matière de sécurité, même si cela ne reflète pas nécessairement leur propre comportement vis-à-vis de la protection de leurs données personnelles. Cette exigence n’est pas qu’une préférence des consommateurs : c’est un repère stratégique pour évaluer sa cyber-résilience et son niveau de préparation face à la multiplication des menaces. Les organisations préparées, capables de renforcer leur résilience et disposant de plans d’urgence peuvent réduire considérablement les temps d’arrêt, les pertes de données et les dommages réputationnels en cas d’incident. », explique Bastien Bobe, CTO chez Commvault.
[1] Combine « Non, les données stockées sur mon appareil personnel ne sont conservées que sur l’appareil lui-même », « Je ne sais pas si les données stockées sur mon appareil personnel sont sauvegardées, mais je sais que cela devrait être une priorité » et « Je ne sais pas si les données stockées sur mon appareil personnel sont sauvegardées, mais cela m’importe peu ».
[2] Combine « Tout à fait d’accord » et « D’accord ».
[3] Moyenne calculée à partir des réponses combinées de 3 000 personnes interrogées en France, en Allemagne et aux Émirats arabes unis, avec un taux d’accord net (combinant les réponses « Tout à fait d’accord » et « D’accord ») de 50 %.
[4] Combine « En désaccord », « Tout à fait en désaccord » et « Je ne sais pas ».





