Les cybercriminels dans le collimateur du gouvernement

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La cybercriminalité, future grande menace de ces prochaines années ? Le gouvernement ne semble pas décidé à la prendre à la légère en tout cas.

Ce mercredi lors du Conseil des ministres, il a décidé d’élargir les moyens de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, créée en 2009 pour prévenir les cyber-attaques contre l’Etat. Une décision certainement accélérée par le récent piratage du ministère de l’Economie et des Finances ou bien, dans un tout autre genre, de Sony et de ses filiales qui a concerné les données personnelles de plusieurs millions de ses clients.

Un groupe d’intervention

Les nouvelles mesures se déroulent en quatre volets. La première concerne la création d’un groupe d’intervention rapide, « formé d’experts capables d’intervenir sur les systèmes d’information de l’Etat et des opérateurs qui en feraient la demande », a expliqué François Fillon. Ce groupe devrait permettre « de traiter dans les meilleurs délais les attaques les plus graves », a précisé le Premier ministre.

Mise à niveau

Deuxième mesure, augmenter le niveau de sécurité des systèmes d’information de l’Etat. Ce qui se traduira notamment par l’utilisation de carte à puces en remplacement des mots de passe qui « ne résistent guère à des attaquants déterminés » ou bien par l’homogénéisation du niveau de sécurité pour l’ensemble des ministères.

Cybersécurité dans l’enseignement supérieur

Troisième mesure, celle de la promotion de la cybersécurité dans l’enseignement supérieur par la création d’une fondation et d’un centre de recherche spécialisés dans le domaine.

Sécurité des infrastructures vitales

Enfin, la dernière mesure concerne l’amélioration de la sécurité des infrastructures vitales ou des établissements sensibles. L’Assni prévoit ainsi la mise en place d’un système d’alerte maintenu à jour permettant le contact direct avec les établissements qui seraient visés par une attaque.

 

Source : ouest-france.fr