Cohesity, spécialiste de la sécurisation des données alimentée par l’IA, publie aujourd’hui son premier baromètre mondial de la cyber-résilience. Ce rapport inédit, basé sur une enquête menée auprès de plus de 3200 décideurs IT et sécurité dans 11 pays, analyse la maturité des organisations en matière de cyber résilience, c’est-à-dire leur capacité à se remettre d’une cyberattaque, et le décalage entre celles qui sont prêtes et celles qui ne le sont pas.
Tribune – Le rapport permet également d’évaluer les répercussions financières des cyberattaques, leur influence sur les décisions stratégiques des entreprises, ainsi que le décalage entre l’adoption de l’IA générative et la capacité à gérer les risques associés. Ses conclusions pour la France révèlent un décalage préoccupant entre la perception de la préparation et la réalité des menaces, signe d’une « fracture de la cyber-résilience ».
Les cyberattaques : un coût financier direct et une fracture de la résilience en France
Le baromètre de la cyber-résilience de Cohesity met en lumière les conséquences concrètes des cyberattaques. Plus des trois quarts des organisations françaises (76 %) ont subi une cyberattaque majeure, c’est-à-dire ayant eu un impact significatif sur les finances, la réputation, les opérations ou la perte de clients :
- 83 % des entreprises françaises cotées en bourse ont révisé leurs prévisions de bénéfices ou leurs orientations financières après une attaque (vs. 70 % globalement). La France se distingue particulièrement sur ce point, avec un pourcentage supérieur à la moyenne mondiale.
- 65 % des entreprises privées françaises ont réorienté leurs budgets, passant des initiatives d’innovation et de croissance à la récupération et à la remédiation (vs. 73 % globalement).
- 71 % des entreprises françaises cotées en bourse ont constaté un impact observable sur le cours de leur action (vs. 68 % globalement).
- 92 % des organisations françaises ont fait face à des conséquences juridiques ou réglementaires, y compris des amendes, des poursuites judiciaires ou les deux (92 % globalement).
- En moyenne, les entreprises françaises ont payé 1.23M de dollars[1] de rançon au cours des 12 derniers mois (vs. 1.34M[2] de dollars globalement). Les organisations françaises ont donc tendance à payer un montant moyen de rançon inférieur à la moyenne mondiale. Voire, elles ne sont que 75 % à payer une rançon en cas de cyberattaque (vs. 82 % globalement).
Pour Olivier Savornin, Vice-Président Europe chez Cohesity :
« Ces résultats montrent que l’impact commercial d’une cyberattaque atteint désormais tous les recoins des entreprises, y compris en France. Lorsqu’un incident oblige une entreprise cotée à réviser ses bénéfices ou à détourner des budgets de croissance vers la restauration de données, la cyber-résilience devient plus qu’un problème technologique. Elle devient un problème de performance financière et de survie stratégique. »
La fracture de la résilience cyber : une dangereuse surconfiance face à l’accélération de l’IA
La recherche met en évidence un décalage criant dans la manière dont les entreprises françaises abordent le cyber-risque. Malgré les conséquences matérielles mesurables des attaques, près de la moitié des dirigeants français interrogés (47 %) ont exprimé une confiance totale dans leurs stratégies de résilience. Ce décalage profond entre la confiance perçue et la capacité avérée de réponse et de récupération est au cœur de la fracture de la résilience cyber.
Cette fracture est d’autant plus préoccupante qu’elle est exacerbée par l’adoption rapide de l’IA générative. En France, 79 % des répondants ont déclaré que l’IA générative progresse plus vite que leurs organisations ne peuvent atténuer en toute sécurité les risques associés (vs. 81 % globalement). La France montre ici une tendance similaire à la moyenne mondiale, soulignant l’urgence de cette problématique. Dans le même temps, la plupart reconnaissent son potentiel transformateur pour améliorer la détection, la réponse et la restauration de données.
La résilience comme avantage concurrentiel pour combler la fracture
Les conclusions de Cohesity indiquent que la maturité en résilience a un impact direct et mesurable sur la capacité des entreprises à faire face aux cyberattaques.
« L’IA générative remodèle l’innovation et la gestion des risques », explique Olivier Savornin, « Les organisations qui vont tirer leur épingle du jeu dans ce nouvel environnement seront celles qui pourront se rétablir plus rapidement, valider l’intégrité des données et maintenir la confiance des parties prenantes lorsque des perturbations surviennent. La résilience ne concerne plus seulement la défense. Il s’agit de performance et d’un facteur clé pour surmonter la double fracture de la résilience cyber, qu’elle soit liée aux attaques traditionnelles ou aux défis posés par l’IA générative. »
L’entreprise préconise une plateforme de sécurité des données unifiée et alimentée par l’IA qui permet aux organisations de protéger, détecter, répondre et se remettre des menaces avec rapidité et intégrité dans un cadre Zero Trust.
Méthodologie
Les résultats du rapport Risk-Ready or Risk-Exposed: The Cyber Resilience Divide sont basés sur une enquête menée auprès de 3 200 décideurs informatiques et de sécurité, commanditée par Cohesity et réalisée par Vanson Bourne en septembre 2025. Les répondants représentent des organisations aux États-Unis, au Brésil, au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, aux Émirats arabes unis, en Australie, en Corée du Sud, au Japon, en Inde et à Singapour. Les organisations comptaient 1 000 employés ou plus et provenaient d’un éventail de secteurs publics et privés.
Afin d’établir une base de compréhension commune, la définition suivante de la cyber-résilience, telle que formulée par le NIST, a été présentée aux participants au début de l’enquête : “La capacité à anticiper, résister, se remettre et s’adapter aux conditions défavorables, aux contraintes, aux attaques ou aux compromissions des systèmes qui utilisent ou sont activés par des actifs numériques. Elle a pour objectif de garantir la réalisation des missions ou des objectifs commerciaux qui reposent sur ces actifs, même dans un contexte de menaces numériques.”
Bien que peu d’entreprises cotées en bourse aient officiellement divulgué des révisions de leurs prévisions financières suite à un incident de cybersécurité, cette recherche indique que les répondants perçoivent les cyberattaques majeures comme générant des tensions financières et des conséquences opérationnelles bien plus importantes que ce que les déclarations publiques ne le reflètent généralement.





