Les résultats de cette étude révèlent des lacunes critiques dans la préparation des entreprises à la cryptographie post-quantique (PQC), tout en soulignant les avantages indéniables d’une mise en œuvre anticipée.
Tribune – Keyfactor, leader en matière de confiance numérique pour les entreprises, a publié son étude « Digital Trust Digest: The Quantum Readiness Edition », réalisée en partenariat avec Wakefield Research*. Cette étude dresse un état de lieux de la préparation à la cryptographie post-quantique (PQC) parmi les professionnels de la cybersécurité en Amérique du Nord et en Europe. Elle révèle que 48 % des entreprises ne sont pas prêtes à relever les défis imminents liés à l’informatique quantique, qui rendra obsolète les systèmes actuels de cryptographie à clé publique. Les entreprises de taille moyenne apparaissent comme les plus vulnérables, 56 % d’entre elles se déclarant non préparées.
Focus sur les entreprises françaises
- 43% des entreprises françaises ne se sentent pas prêtes à relever les défis posés par la cryptographie post-quantique.
- 33% des professionnels interrogées (contre 24% à l’échelle mondiale) attendent de connaître les initiatives d’autres entreprises avant d’agir, révélant un certain immobilisme ou une peur d’adopter la mauvaise stratégie
- 40 % des entreprises françaises ont alloué un budget à la PQC mais aucune ressource humaine, interne ou externe, pour la mettre en œuvre n’a encore été mobilisée (contre 29% globalement).
- 50 % des répondants (contre 38 % à l’échelle mondiale) identifient le manque d’engagement ou de directives claires de la part de leurs dirigeants comme principal frein à la mise en œuvre de la PQC. En parallèle, 43 % (contre 31 %) évoquent le manque de budget.
- Les entreprises minimisent l’urgence de la transition vers la PQC : près de 80 % des personnes interrogées (contre 55% globalement) estiment que leur direction ne traite le sujet qu’avec une urgence modérée et seuls 25% ont commencé à élaborer des plans concrets.
- Malgré tout, les professionnels de la cybersécurité sont convaincus des avantages de la PQC : 68% estiment qu’elle améliorera la cybersécurité et la résilience de leur entreprise (contre 54 % au niveau mondial) et 58% qu’elle renforcera la confiance des clients et des parties prenantes (contre 50 %).
- Enfin, pour 55 % (contre 46 % à l’échelle mondiale) ce sont les équipes ou responsables cybersécurité qui sont les principaux moteurs de la préparation PQC.
Le rapport souligne que la manière dont les entreprises perçoivent la transition vers la PQC influe fortement sur leur réaction. Celles qui la considèrent comme une priorité stratégique sont deux fois plus susceptibles d’agir immédiatement (49 %) comparé à celles qui sous-estiment ou relativisent les risques (24 %). Cet écart met en évidence l’importance de mesurer pleinement l’urgence et l’ampleur du passage à la PQC : les entreprises conscientes de ces enjeux prennent une avance déterminante pour protéger durablement leur infrastructure.
« La cryptographie est l’infrastructure critique du monde numérique actuel : elle préserve l’intégrité des données, des systèmes et de la confiance. Pourtant, cette infrastructure est aujourd’hui menacée. L’arrivée des ordinateurs quantiques compromettra les systèmes de chiffrement en place. Notre étude révèle que, malgré une prise de conscience en progression, les actions concrètes tardent à suivre. Les entreprises qui font de la PQC une priorité stratégique dès aujourd’hui seront les leaders de demain en matière de sécurité, de résilience et de confiance numérique. » a déclaré Jordan Rackie, PDG de Keyfactor.
Le rapport souligne les principaux bénéfices de la migration vers la PQC. Les professionnels interrogés identifient quatre bénéfices clés: une cybersécurité renforcée (54 %), une confiance accrue des clients (50 %), une réduction des primes de cyber d’assurance (49 %) et un avantage concurrentiel (48 %). Les entreprises qui agissentdès à présentrenforceront leur capacité à s’adapter, à prendre les devants et à instaurer une confiance durable dans leur posture de sécurité.
« La cryptographie post-quantique offre une opportunité unique de reconstruire les bases de la confiance numérique. Elle impose une transformation en profondeur de notre manière de protéger chaque interaction, fichier et transaction chiffrée, … qu’elle soit passée, présente ou future. Cette transition implique de faire preuve de leadership, d’innovation et de d’une posture de sécurité pensée pour durer. » a déclaré Chris Hickman, CSO de Keyfactor.
Parmi les autres enseignements clés du rapport, on peut retenir que :
- La majorité desentreprises n’ont pas encore entamé leur transition vers la cryptographie post-quantique : 42 %sont engagées dans cette démarche, 33 % attendent que les risques soient plus concrets, 24 %observentce que font les autres entreprises et 2 % n’ont aucun plan à ce jour.
- Le manque de ressources freine les avancées. Les principaux obstacles sont le manque de personnel qualifié (40 %), le manque de temps limité et despriorités plus importantes(40 %)ainsi quel’absence de normes sectorielles claires (39 %).
- La dynamique de changement vient majoritairement des équipes internes : les équipes de cybersécurité portent l’initiative dans46% des cas, suivies par la direction générale(33 %) et les membres du conseil d’administration (22 %).
Pour consulter l’intégralité des résultats et télécharger le rapport « Digital Trust Digest : The Quantum Readiness Edition », cliquez ICI
* L’étude a été réalisée par Wakefield Research pour Keyfactor, auprès de 450 professionnels de la cybersécurité en Amérique du Nord et en Europe. Tous les répondants occupent un poste de directeur ou plus, au sein d’entreprises de plus de 1 000 employés. Le rapport complet inclut des recommandations concrètes formulées par les experts de Keyfactor en cryptographie, gestion des identités et des risques.





