Former pour mieux détecter les cybermenaces

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Google Cloud Security vient de publier les conclusions de son nouveau Threat Intelligence Benchmark : « Stop Reacting; Start Anticipating »*, une étude réalisée en partenariat avec Forrester. Les résultats mettent en lumière un écart alarmant entre la visibilité sur les menaces et le niveau de préparation des dirigeants, dans un environnement de cybermenaces en perpétuelle mutation.

En France, les équipes de sécurité font face à une double difficulté : pénurie d’analystes qualifiés et surcharge de flux de renseignements sur les menaces.

Parmi  les principaux constats :

  • 65 % des répondants évoquent un manque d’expertise interne, ce qui pousse 48 % d’entre eux à faire de la montée en compétences des collaborateurs une priorité stratégique sur les 12 prochains mois – le taux le plus élevé parmi tous les pays étudiés ;
  • Cette pénurie de talents qualifiés alimente l’inquiétude : 72 % craignent de passer à côté de menaces réelles. Cette anxiété est exacerbée par le fait que 60 % des responsables cybersécurité français se déclarent submergés par la quantité de flux de renseignement sur les menaces ;
  • Les organisations identifient l’intelligence artificielle comme un levier essentiel pour améliorer leur capacité à prioriser les menaces et les vulnérabilités (65 %) ;

Ci-dessous, une citation de David Grout, Customer Engineering Sr. Manager chez Google Cloud Security :

« Pour se défendre efficacement face aux menaces en constante évolution, les organisations doivent dépasser la simple collecte de renseignements : elles doivent les opérationnaliser. Cela commence par l’intégration d’un flux de renseignement de confiance dans un modèle opérationnel reposant sur les bonnes personnes, les bons processus et les bonnes plateformes.

Le renseignement ne se limite pas à une simple liste d’indicateurs de compromission (IoC) : il s’agit de fournir aux équipes le contexte nécessaire pour leur permettre d’agir de manière décisive. Des technologies comme l’intelligence artificielle et l’automatisation agentique peuvent accélérer cette transformation en réduisant la charge manuelle et en améliorant la réactivité des équipes, mais leur valeur réelle dépend de leur intégration dans une fonction de sécurité résiliente et bien orchestrée. »

Les principaux enseignements français:

  • L’IA au service de l’exploitation des renseignements : Avec l’essor des techniques d’ingénierie sociale utilisées par les attaquants, il devient essentiel que les équipes de cybersécurité partagent les renseignements pertinents à l’échelle de l’entreprise, afin d’améliorer la sensibilisation globale. Pourtant, 43 % des répondants indiquent avoir des difficultés pour exploiter les données collectées, et 56 % peinent à les diffuser auprès des équipes concernées. Les organisations estiment que l’intelligence artificielle peut jouer un rôle clé, et 75 % d’entre elles soulignent son intérêt pour générer automatiquement des synthèses claires et exploitables.
  • Un défaut d’alignement stratégique en matière de cybersécurité : Un écart persiste entre les dirigeants de l’entreprise et les équipes chargées de la cybersécurité. 82 % des professionnels interrogés estiment que leur comité de direction sous-estime les cybermenaces. Ce manque de perception semble se répercuter dans l’organisation, avec 51 % des répondants identifiant le manque de sensibilisation à la cybersécurité comme un risque majeur pour les 12 mois à venir.
  • Si l’IA peut améliorer l’exploitation du renseignement, la confiance reste un enjeu clé : 91 % des répondants reconnaissent que leur organisation doit s’appuyer sur l’IA pour opérationnaliser le renseignement sur les menaces, en espérant un gain en priorisation, contextualisation et une libération de 60 % du temps des analystes pour se concentrer sur les tâches critiques. Cependant, 61 % n’accordent leur confiance à l’IA qu’à condition d’une supervision humaine partielle ou totale.

 

*L’enquête a été menée auprès de plus de 1 500 décideurs cybersécurité de niveau C à travers le monde, incluant plus de 100 responsables français.