Cybersécurité – L’importance de l’analyse de l’information décisionnelle

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En matière de cybersécurité, une entreprise doit aujourd’hui être prête à gérer une situation de crise face au risque cyber amplifié et prépondérant. Les enjeux sont cruciaux pour l’image d’une société et sa survie. Un tableau de bord doit à ce titre être déployé et respecté.

Selon le type et le fonctionnement d’une entité, ce tableau de bord sera adapté (il ne sera pas identique pour une entreprise privée ou une administration), et devra contenir de manière synthétique et accessible tous les éléments permettant au dirigeants ou aux personnes décisionnelles de prendre les meilleurs mesures qui s’imposent, dans un temps optimal en cas d’incident lié à la cybersécurité. C’est ce que l’on appelle l’analyse de l’information décisionnelle qui est valable par exemple pour les situations de crises pendant ou après une cyberattaque. Le pilotage de cet aspect décisionnel peut être réalisé avec l’aide de logiciels, comme par exemple Microsoft Power BI.

Ce logiciel est une solution liée au Cloud Microsoft (Azure) permettant un meilleure restitution de l’analyse décisionnelle. Il permet notamment de créer des reportings basés sur la modélisation des données faciles à appréhender pour des non initiés à l’aspect technique pour améliorer le décisionnel.

La force de l’informatique décisionnelle

Dans beaucoup de cas pratiques de cyberattaques, les experts ont démontré qu’informer correctement les niveaux décisionnels les plus élevés d’une organisation sur l’analyse des risques de sécurité informatique est le point d’orgue à la gestion d’une situation de crise afin d’éviter le pire. Dans le cas de la gouvernance du risque cyber, plusieurs étages de l’entreprise interviennent pour mener les actions d’analyse du risque, de pilotage des mesures de prévention et de remédiation.

Le but de préparer un processus simple et prédéfini est d’anticiper la direction de crise et d’identifier clairement qui prendra les décisions et quelles seront ces dernières. La chaîne de commandement doit être simplifiée, raccourcie et clairement définie autour du DSI pour un maximum d’efficacité. Cela est valable pour une cyberattaque mais aussi pour une gestion de panne SI. Un plan d’action SSI spécifique à la société pourra être formalisé par le biais du logiciel via un reporting décisionnel sur-mesure, en amont d’une cartographie des risques.

La présence d’une personne certifiée Expert en Informatique et Systèmes d’Information au sein de l’entreprise sera bien entendu un véritable atout pour comprendre et expliqer les enjeux et les risques. Il maîtrisera l’informatique décisionnelle – ou BI (Business Intelligence) – qui est un processus technologique d’analyse des données pour présenter des informations exploitables par les dirigeants, les cadres commerciaux et les autres utilisateurs et collaborateurs, afin de leur permettre de prendre des décisions plus avisées et ce, le plus rapidement possible lorsque la situation l’exige.

L’informatique décisionnelle englobe les différents outils, applications et méthodologies qui permettent à l’entreprise de collecter des données à partir de systèmes internes et de sources externes, de les préparer en vue d’une analyse, de développer des requêtes et de les appliquer à ces données.

Gestion des risques cyber

Quoi qu’il en soit, il faut respecter les principales stratégies de cybersécurité au sein de l’entreprise pour éviter au maximum d’être confronté à une situation de crise et au risque de compromission de données qui serait alors potentiellement catastrophique. Selon IBM, le coût total moyen d’une violation de données en 2020 était de 3,86 millions de dollars.

Parmi les grandes lignes, on peut citer le déploiement du chiffrement des données. Y compris lorsque vous travaillez avec des logiciels de Business Intelligence comme Power BI, le chiffrement des données est absolument nécessaire dans ce monde devenu numérique. Assurez-vous de toujours transférer les données via le protocole sécurisé HTTPS pour les logiciels basés sur le Cloud. Une fois dans le nuage, ces dernières seront aussi chiffrées durant leur stockage. De plus, il faut s’assurer de la fiabilité du processus d’authentification via les privilèges donnés au utilisateurs ainsi que vérifier que le logiciel avec lequel vous travaillez est conforme aux exigences nationales et régionales en matière de collecte et d’utilisation des données (RGPD). Power BI utilise par exemple un stockage Azure BLOB et Azure SQL Database. Les utilisateurs peuvent activer la sécurité au niveau des lignes dans les rapports Power BI.

Pour finir, l’évaluation des vulnérabilités et des points faibles est une priorité, tout comme la formation du personnel à ces risques. Car même avec une stratégie complète et des protections logicielles et hardwares, une faiblesse humaine suffirait à ouvrir une brèche de sécurité béante au sein de l’entité !

 

Note : article publi-rédactionnel