Cybersécurité en France entre montée des menaces et nouveaux leviers

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La France a récemment dévoilé sa nouvelle stratégie nationale de cybersécurité, articulée autour de cinq piliers clés : le développement des compétences, le renforcement de la résilience du pays, la maîtrise de la souveraineté numérique, la lutte contre l’expansion de la cybermenace et le renforcement de la coopération internationale. Une feuille de route ambitieuse, qui vise à préparer les organisations françaises à un contexte de menaces toujours plus complexes.
Tribune – Renforcer la « résilience cyber » de la Nation est la priorité de la nouvelle stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030 présentée le 29 janvier 2026 par Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du numérique. Cette stratégie qui a été élaborée sous l’égide du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) se décline autour de cinq piliers : 
  • faire de la France le plus grand vivier de talents cyber d’Europe (développement dès le plus jeune âge d’une culture de la cybersécurité, soutien à un plan de formation en cybersécurité par exemple) ;
  • renforcer la « résilience cyber » de la Nation (programmes pour augmenter le niveau général de cybersécurité) ;
  • entraver l’expansion de la cybermenace (anticiper et détecter les attaques) ;
  • garder la maîtrise de la sécurité de nos fondements numériques (investir dans la sécurité des technologies numériques notamment) ;
  • soutenir la sécurité et la stabilité du cyberespace en Europe et dans le monde (gouvernance internationale, coopération et partenariats…).
Cette stratégie intervient alors que la pression cyber ne cesse de s’intensifier. Anne Le Hénanff, ministre du Numérique et de l’Intelligence artificielle explique qu’au cours des deux dernières années plus de 43 millions de personnes ont vu leurs données personnelles exposées sur le darknet. Le ministère de l’Intérieur recense 348 000 atteintes numériques, un record en hausse de 74 % en cinq ans, pour un coût estimé à 2,2 milliards d’euros pour les entreprises.
 
Dans ce contexte, Anne Gueneret, Country Sales Director France chez CyberArk, experte en sécurité des identités, apporte son éclairage sur les conditions nécessaires pour transformer cette ambition en résultats concrets :
« La stratégie nationale de cybersécurité ouvre une voie prometteuse en mettant au premier plan les compétences, la résilience et la souveraineté numérique. En réalité, d’après ce que nous observons chaque jour sur le terrain, l’ambition seule ne suffira pas, surtout avec des ressources limitées et une pression croissante sur les talents.
 
En 2026, les cyberattaques continueront de gagner en intensité. Dans un environnement budgétaire tendu, les agents IA peuvent faire la différence, en déchargeant les équipes et en renforçant la résilience. Mais pour éviter de créer de nouvelles failles, il faut poser des règles claires. Chaque agent IA doit être une identité à part entière et doit être protégé comme telle. Bien encadrée, cette approche représente une véritable opportunité pour la France de renforcer à la fois son efficacité et sa sécurité dans les années à venir. »