Cette Toile qui menace l’innocence

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«Je m’appelle Samy, j’ai 14 ans, je suis collégien», une annonce qui ressemble à des milliers d’autres lancées sur le Net, sauf que Samy cache un pervers, âgé en réalité de 40 ans.

Ce dernier s’est affabulé un pseudo pour «chasser ses proies». C’est un pédophile qui attire les mineurs avant de leur proposer le «marché». Des victimes, il en a fait certainement. Voici un petit exemple qui résume à lui seul les danger de la Toile ! Parents, attention au Net !

Le terrorisme virtuel menace

La Toile est une jungle où les mineurs sont en perpétuel danger. Des milliers de pervers, obsédés en tout genre y rodent. Les enfants sont donc exposés aux multiples dangers du Net. Les mineurs ne sont pas uniquement exposés à ces malades mentaux puisque le Net les met face à des situations qui ne sont pas de leur âge. Pornographie, manipulation, kidnappings, pédophilie, endoctrinement, etc. Autant de périls les épient sur la Toile. La rue était le terrain d’apprentissage de tous les vice, le Net se situe dans le même engrenage. A la différence que dans le Net, les vices se développent et échappent à tous les regards. Sur Internet, la violence trouve tout son univers. «D’une page Web à une autre, des images cruelles de torture, de mutilations, de pornographie, d’accidents, et de sadisme sont diffusées à l’aide d’un simple clic de souris», souligne Meriem, une psychologue qui dit avoir entendu des témoignages des plus accablants. «Les mineurs s’adonnent à toute forme de téléchargement sans le moindre contrôle. Des images, vidéo-clips des plus horribles qui combinent violence et sexualité sont ainsi servis», a-t-elle poursuivi. Plus loin encore, pour la psychologue «un vrai terrorisme virtuel menace l’enfance algérienne», regrette-t-elle.

Selon Meriem, «les enfants utilisent Internet de plus en plus tôt et les parents ne parlent pas avec eux à propos de ce qu’ils font ou voient sur la Toile».
Comment protéger les mineurs contre les dangers de la Toile? Exposition involontaire à des images choquantes, pressions psychologiques, fréquentations de blogs diffamatoires, consommation excessive des jeux, etc. Beaucoup d’observateurs s’inquiètent de l’utilisation des mineurs internautes pour la Toile. Pour Fayçal, un ingénieur en informatique, «c’est simple! les fournisseurs d’accès à Internet doivent proposer aux parents des logiciels de filtrage pour protéger leurs enfants contre les abus de la Toile», a-t-il recommandé. Selon lui, il existe plusieurs dispositifs qui permettent de suivre à distance l’ensemble des activités Internet de ses enfants. «Les parents peuvent et doivent contrôler les sites Web visités, les pseudos utilisés, les messageries, le temps passé sur l’ordinateur; filtrage de l’accès à Internet, la saisie de mots tels que «sexe» ou «porno» notamment pourra ne pas aboutir», indique Fayçal. Il parle aussi de l’existence de logiciels de contrôle. Il s’agit d’«un système d’alerte qui peut prévenir les parents en cas de dérapage de leurs enfants». Un outil aujourd’hui nécessaire pour les parents en raison des nombreux risques auxquels les mineurs s’exposent sur la Toile. La psychologue a tenu à mettre l’accent sur la communication qui fait défaut dans les ménages algériens. Pour elle, «le manque de communication entre les parents et les gosses est la cause n°1 de ce genre de dérapage. Nos familles, qu’on le veuille ou non, accusent un manque de communication inquiétant», déplore-t-elle.

Loin des parents, près des dangers !

Même pour les parents, les plus vigilants, l’inquiétude ne les quitte pas. Les cybercafés attirent des mineurs et mettent à leurs dispositions «un Net des plus dangereux». Des enfants sont connectés à n’importe quelle heure de la journée et même de la nuit sans la moindre mesure de contrôle. «Par manque de lieux de loisirs et autres espaces dédiés aux enfants et aux adolescents, ces derniers braquent leurs passions, la plupart de leurs temps, sur les cybercafés», témoigne Salim, propriétaire d’un cybercafé dans l’un des quartiers de Bouzaréah, à Alger. Rencontré dans ce cyberespace, Amine, un écolier de 13 ans livre un témoignage des plus accablants. «Chez-moi, mon père m’a interdit d’avoir un compte dans le réseau social Facebook, alors je me rends au cybercafé pour surfer librement loin de la surveillance de mes parents», confie-t-il. Il dit que c’est le seul moyen de retrouver ses camarades sur la Toile. Comme lui, ils sont finalement nombreux. Amine et ses camarades se donnent rendez-vous régulièrement sur la Toile loin de tout soupçon des parents. «Nous avons tous des comptes Facebook. Nous utilisons des pseudos pour qu’on ne puisse pas nous identifier», a-t-il confié.

Cylia et les autres

Kamal, enseignant de français, livre un témoignage des plus cruels. Kamel a du mal à raconter l’histoire de sa fille. «Ma fille n’a que 13 ans, elle est une brillante élève. Dès l’âge de 10 ans, elle manie l’outil informatique d’une manière extraordinaire, ce qui nous a conduits moi et sa maman à acheter un abonnement Internet», raconte-t-il. «On ne voulait pas que notre fille manque de quoi que ce soit. on croyait bien faire», confie-t-il. Le père, bercé par une quiétude familiale des plus enviables, n’avait aucune idée du monde virtuel qui balance sa fille. «Un soir, alors que Cylia est endormie, j’entends un signal sonore qui retentit depuis le micro-ordinateur. C’était le signal d’un message instantané parvenu sur la fenêtre de discussion instantanée que Cilia avait oublié de fermer», raconte Kamel avec amertume. La surprise fut choquante pour ces parents qui ont longtemps manqué de vigilance. «C’est un message envoyé par un ami à Cylia sur le site de tchat MSN. Un ami de 57 ans!», s’est-il exclamé de stupéfaction. «Ma fille lui a donné toutes ses informations personnelles, son nom, son établissement scolaire et même son adresse», s’est-il lamenté. Une histoire qui donne la chair de poule qui démontre parfaitement les dangers qu’a encourus cette enfant de 13 ans laissée seule devant Internet et sans le moindre contrôle parental. «Elle a failli tomber entre les mains d’un prédateur qui a tenté d’établir une relation de confiance avec une fillette qui manque d’expérience», souligne Kamel. Aujourd’hui, le Net est un espace à risque dans lequel les enfants pénètrent d’un simple clic! Dans notre pays, seuls les parents doivent être dix fois plus vigilants. Il y va de la sécurité de leurs enfants.

 

Source : L’Expression

1 COMMENTAIRE

  1. règle numéro un et ce jusqu’à 16 ans : par d’ordinateur dans la chambre mais dans la pièce principale de la maison de manière à ce que chacun puisse voir sur quels sites surfent les enfants.

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