Aéroports bondés et longs retards : les voyageurs sont des cibles faciles sur les réseaux Wi-Fi publics ; des experts en cybersécurité partagent 3 mesures de sécurité. Pour éviter d’être espionnés ou de se faire voler leurs comptes, les voyageurs devraient désactiver les connexions réseau automatiques, éviter d’utiliser le Wi-Fi public pour les transactions financières et utiliser un réseau privé virtuel (VPN), conseillent les experts en cybersécurité.
Tribune Planet VPN – L’IATA vient de révéler que les retards du contrôle aérien en Europe ont augmenté de 114 % au cours de la dernière décennie. Cette tendance est visible dans le monde entier et laisse présager que pendant les fêtes de fin d’année, les voyageurs risquent d’être bloqués dans les aéroports et vulnérables au Wi-Fi public. Les experts en sécurité avertissent que le chaos des voyages pendant les fêtes représente une opportunité idéale pour les cybercriminels d’accélérer leurs attaques.
Les réseaux Wi-Fi publics des aéroports sont un terrain fertile pour la cybercriminalité.
Malgré les difficultés financières croissantes, les consommateurs prévoient de continuer à voyager. Une récente enquête de Deloitte montre que les consommateurs américains sont plus enclins à voyager qu’ils ne l’ont été depuis des années. En Europe, 82 % des voyageurs augmentent leur budget, même si le montant moyen des dépenses totales liées aux voyages sera légèrement inférieur à celui de l’année dernière, selon la Commission européenne du tourisme.
Parallèlement à cette hausse du nombre de passagers, les perturbations liées aux conditions météorologiques et les incidents de sécurité se multiplient. L’agence britannique de cybersécurité a récemment indiqué que les incidents de cybersécurité majeurs ont augmenté de 50 % cette année, pour la troisième fois consécutive. De son côté, Fortinet a constaté dans son rapport une augmentation de 42 % des identifiants compromis mis en vente.
Les aéroports bondés, où le Wi-Fi public est devenu le moyen privilégié de consulter ses courriels, ses informations d’embarquement ou ses réservations d’hébergement, constituent un terrain propice aux cyberattaques.
Un cas récent en Australie a démontré la simplicité de ces attaques : un homme a été emprisonné pour avoir créé un faux réseau Wi-Fi à bord d’un vol intérieur et dérobé les identifiants de connexion d’un passager, rapporte l’AFP.
Les experts de Planet VPN, l’un des plus importants fournisseurs de VPN gratuits au monde, affirment que ces réseaux frauduleux sont de plus en plus déployés dans les aéroports et aéroports très fréquentés, misant sur le stress et la distraction des voyageurs pour les piéger.
Konstantin Levinzon, cofondateur de Planet VPN, explique que la plupart de ces attaques passent inaperçues auprès des autorités :
« Le Wi-Fi public, que ce soit dans un aéroport, un hôtel ou un restaurant, est souvent non chiffré et ne requiert parfois même pas de mot de passe. Il est donc facile pour les personnes mal intentionnées de voir les sites que les utilisateurs consultent, voire de détourner leurs sessions. Les utilisateurs doivent être particulièrement vigilants cette année, car les outils d’intelligence artificielle les plus récents permettent aux cybercriminels d’accélérer leurs attaques, y compris celles ciblant les réseaux Wi-Fi », ajoute-t-il.
Google a récemment déconseillé l’utilisation des réseaux Wi-Fi publics. Pourtant, pour de nombreux voyageurs, notamment lors de longs vols, cela reste la seule option disponible. Selon Levinzon, les réseaux publics peuvent être utilisés en toute sécurité, mais les voyageurs doivent prendre certaines précautions.
1. Choisissez un fournisseur de VPN qui ne conserve pas les journaux d’activité.
La première ligne de défense pour protéger votre appareil sur un réseau Wi-Fi public est un VPN. Un VPN fonctionne comme un tunnel sécurisé qui chiffre tout votre trafic internet, rendant ainsi beaucoup plus difficile pour les autres de voir ce que vous faites en ligne.
« Sur un réseau Wi-Fi public, votre activité est visible par toute personne disposant des outils adéquats. Mais une fois le VPN activé, vos données transitent à l’intérieur du tunnel. Les personnes connectées au même réseau, qu’il s’agisse de pirates informatiques, de propriétaires de points d’accès ou même de votre fournisseur d’accès internet, ne voient que du trafic brouillé, et non vos informations personnelles », explique Levinzon.
Il ajoute qu’un VPN gratuit bien conçu peut offrir la même protection de base qu’un VPN payant, assurant chiffrement et confidentialité même pour les voyageurs qui n’ont pas les moyens de s’offrir un service premium. Il est toutefois important de choisir un fournisseur qui ne stocke pas vos informations sensibles et ne collecte pas vos courriels.
2. Sécuriser son appareil ne prend que quelques secondes.
Les voyageurs doivent partir du principe que tous les utilisateurs d’un réseau public partagent le même espace numérique. Désactiver les connexions automatiques aux réseaux ouverts empêche un appareil de se connecter en arrière-plan à des points d’accès frauduleux. De même, désactiver le partage de fichiers et d’imprimantes sur les ordinateurs portables rend l’appareil plus difficile à repérer ou à pirater.
Installer les mises à jour logicielles avant de voyager réduit également les risques.
3. Considérez le Wi-Fi public comme un réseau « en lecture seule ».
Même avec des mesures de sécurité, le Wi-Fi public comporte des risques, tels que les pages d’hameçonnage ou les logiciels malveillants. Les experts conseillent de limiter l’activité sur ces réseaux aux tâches à faible risque.
« Utilisez le Wi-Fi public pour naviguer sur Internet ou répondre à un courriel, mais évitez d’effectuer des transactions. Ces mêmes règles doivent s’appliquer non seulement pendant les vacances, mais aussi au quotidien », explique Levinzon. « Face à l’évolution rapide des menaces de cybersécurité qui nous entourent, il est important de rester vigilant et de suivre également d’autres pratiques de base en matière d’hygiène informatique, telles que la mise à jour régulière des logiciels, l’utilisation de mots de passe forts et l’authentification à deux facteurs. »





