La transposition de la directive NIS 2 dans le droit français devait être débattue courant juillet à l’Assemblée nationale pour une entrée en vigueur en septembre, après plusieurs reports et conséquentes menaces de sanctions de la CE envers la France.
Tribune – Or, le projet de loi « Résilience » ne figure pas à l’ordre du jour de la session parlementaire extraordinaire de juillet 2026. Cet énième report déplace la discussion en septembre. Si la directive n’est toujours pas transposée, les entreprises concernées ne sont pas moins tenues à s’y conformer car elle est en vigueur au niveau européen. Pourtant, celles-ci doivent investir dans des solutions pour être conformes sur le plan européen, sans savoir quels seront les prérequis en France.
Voici le commentaire de Florian Korhammer, CISO de Retarus à ce sujet :
« Quoique la transposition de NIS2 en droit français soit encore retardée, les entreprises sont déjà tenues de se conformer aux prérequis de la directive au niveau européen. Prises en étau entre la réglementation supranationale en vigueur et celle nationale dont les contours se préciseront prochainement, les entreprises peuvent néanmoins s’appuyer sur des expertises externes pour déduire certaines bonnes pratiques qui devraient être pérennisées par les deux règlementations. Les organisations devraient donc mettre à profit ce délai supplémentaire pour se concentrer sur des mesures visant à renforcer à la fois la sécurité et le contrôle opérationnel. Il s’agit notamment de protéger leurs communications par courrier électronique en garantissant leur confidentialité et en assurant la disponibilité des services de messagerie essentiels en cas de perturbation. Cela contribue à la réalisation des objectifs fondamentaux de la directive NIS2, quelle que soit la mise en œuvre finale au niveau national. Le risque autrement, serait d’investir dans des changements qui se révèleraient caduques une fois la directive transposée dans le droit français, avec à la clé une perte de temps et de ressources (charge de travail pour le personnel, financière) pour les entreprises. »





