Les cybercriminels n’ont pas relâché la pression en 2025. Ayant augmenté de 300 % en un an, les bots génèrent désormais des milliards de requêtes et représentent près de 1 % de tout le trafic de bots sur la plateforme Akamai. Leur cible principale ? Le secteur des médias numériques, qui a enregistré près de 5 milliards de détections de bots rien qu’en juillet et août.
Tribune Akamai – Les bots traditionnels ont toujours fait partie de l’infrastructure d’Internet, alimentant discrètement les moteurs de recherche et divers outils numériques. Mais les bots IA changent la donne. Ils ne se contentent plus de collecter des données : les cybercriminels les utilisent pour lancer des attaques d’usurpation d’identité, diffuser des campagnes de phishing et commettre des fraudes documentaires grâce à des faux générés par IA. Ils représentent une menace que les systèmes de défense actuels ne sont pas conçus pour contrer, et mettent en péril les modèles économiques basés sur le Web.
Voici quelques points clés du rapport :
-
Akamai a identifié 12,6 milliards de bots IA dans la région EMEA, soit 23,6 % du total mondial, derrière l’Amérique du Nord (60 %).
-
Les bots les plus actifs dans la région EMEA sont :
-
GPTBot (entraînement de modèles IA)
-
Bytespider (entraînement de modèles IA)
-
Meta-ExternalAgent (
entraînement de modèles IA et indexation directe de contenu) -
ClaudeBot (entraînement de modèles IA)
-
-
Les modèles économiques des éditeurs sont mis à rude épreuve, attaqués par des milliards de bots IA. Les scrapers, agents et assistants IA alimentent la demande en information en temps réel. Le secteur des médias numériques a connu près de 5 milliards de détections, dont 63 % concentrées sur les éditeurs.
-
Les bots IA facilitent plus que jamais la tâche des cybercriminels : ils automatisent les étapes fastidieuses des campagnes de phishing et de fraude à l’identité, tout en réduisant les erreurs humaines qui entraînent souvent leur détection.
-
Les entreprises en ligne subissent une pression croissante : bots utiles et malveillants augmentent les coûts, ralentissent les sites et faussent les indicateurs de performance clés.





