Rapport Sysdig : Les entreprises comptent 40 000 fois + d’identités machines que d’identités humaines

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Rapport Cloud security Sysdig – Les entreprises comptent 40 000 fois plus d’identités machines que d’identités humaines ; des identités machines qui présentent un risque 7,5 plus élevé !

Les défenseurs du Cloud gagnent du terrain à mesure que le paysage du Cloud se précise, avec 92 % des organisations fonctionnant sans utilisateurs humains à risque.

Tribune – Sysdig, spécialiste de la sécurité Cloud en temps réel, publie la 8ème édition de son rapport annuel sur la cybersécurité du Cloud 2025, basé sur les usages de ses clients. L’analyse des usages des clients Sysdig à travers le monde permet de délivrer des informations approfondies sur les tendances réelles en matière de sécurité et d’utilisation du Cloud. Le rapport met notamment en évidence les progrès significatifs réalisés par les entreprises tout en identifiant les domaines clés nécessitant une prise de compte urgente.

Le rapport révèle que les organisations de toutes tailles et de tous secteurs, principalement en Amérique du Nord, au Moyen-Orient, en Asie-Pacifique et au Japon, font des progrès significatifs en matière de gestion des identités et des vulnérabilités, de sécurité de l’IA et de détection et de réponse aux menaces.

Cependant, à mesure que les entreprises étendent leur utilisation de l’IA et leur présence dans le Cloud, l’augmentation des risques et de la complexité liés aux identités machines/non-humaines, à la surcharge des images de conteneurs et à l’automatisation des attaques constituent de nouveaux défis pour la sécurité des entreprises.

Des progrès en matière de sécurité : les défenseurs du Cloud gagnent du terrain

  • L’utilisation de l’IA est en hausse et la sécurité devient une priorité évidente: les charges de travail utilisant des packages d’IA et de machine learning (ML) ont connu une hausse de 500 % au cours de l’année dernière, le pourcentage de packages d’IA générative (GenAI) en cours d’utilisation ayant plus que doublé. Malgré cette hausse d’utilisation rapide, l’exposition publique sur internet de ces charges de travail a diminué de 38 %, ce qui témoigne d’un engagement ferme en faveur d’une mise en œuvre sécurisée de l’IA.
  • La détection et la réponse aux menaces dans le Cloud sont plus rapides que jamais: les équipes de sécurité détectent les menaces en moins de 5 secondes et engagent des actions de réponse en 3,5 minutes en moyenne – surpassant ainsi la fenêtre d’attaque de 10 minutes dans le cloud qui a historiquement donné l’avantage aux adversaires. Respecter les critères de référence 555 pour la détection et la réponse dans le cloud n’est pas seulement possible, mais essentiel.
  • Les organisations donnent la priorité aux risques réels en réduisant les vulnérabilités en cours d’utilisation (In-Use) : les vulnérabilités en cours d’utilisation (In-Use) (vulnérabilités chargées sur des paquets en cours d’exécution et donc chargés en mémoire versus les paquets présents dans les environnements de développement) ont chuté à moins de 6 %, témoignant d’une amélioration de 64 % dans la gestion des vulnérabilités au cours des deux dernières années ! Cette évolution révèle que les organisations affinent leur approche pour corriger les points les plus importants, à savoir les vulnérabilités actives dans les charges de travail de production, tout en renforçant plus efficacement leur posture de sécurité global.
  • Les logiciels de sécurité open-source constituent désormais une norme standard pour les entreprises: Les organisations du monde entier utilisent des outils open source, tels que Kubernetes, Prometheus et Falco (qui est utilisé par plus de 60 % des entreprises du classement Fortune 500), pour défendre leur infrastructure Cloud, preuve d’une confiance rapidement croissante dans les normes standards de sécurité open source.

Des opportunités pour l’année à venir

  • Le nombre d’identités machines dépasse largement celui des humains, et celles-ci sont plus vulnérables: avec 40 000 fois plus d’identités machines que d’identités humaines, la surface d’attaque s’est considérablement élargie. Les identités machines constituent également un risque 7,5 fois plus élevé, un point dangereux étant donné que près de 40 % des fuites ont pour origine l’exploitation d’informations d’identification.
  • La majorité des conteneurs ne fonctionnent que pendant une minute ou moins, mais c’est déjà suffisant pour les attaquants: d’après le rapport de Sysdig, 60 % des conteneurs ne fonctionnent que pendant 60 secondes ou moins. C’est une première. Alors que les charges de travail éphémères renforcent l’agilité des applications, les attaquants ciblant le Cloud automatisent leur reconnaissance afin d’identifier et d’exploiter instantanément les vulnérabilités. La détection et la réponse en temps réel sont plus essentielles que jamais.
  • Les images de conteneurs sont de plus en plus volumineuses, créant ainsi un risque de sécurité excessif: la taille des images de conteneurs a quintuplé, introduisant des risques de sécurité inutiles et évitables et des inefficacités opérationnelles. Des images trop volumineuses augmentent la surface d’attaque et rendent les déploiements plus coûteux, ce qui souligne la nécessité de disposer de conteneurs plus efficaces.
  • Les attaquants exploitent eux aussi les capacités des logiciels open-source: alors que les outils de sécurité open-source sont devenus fondamentaux pour les organisations de toutes tailles, les cybercriminels continuent de s’appuyer sur des logiciels malveillants open-source et de détourner des logiciels open-source à des fins malveillantes, une tendance confirmée dans le « Rapport annuel des menaces mondiales 2024 » de Sysdig.

Crystal Morin, experte cybersécurité chez Sysdig explique :

« Depuis toujours, la cybersécurité est une course aux armements entre les cyberattaquants et les défenseurs, mais le champ de bataille évolue. Les organisations ont fait d’énormes progrès et le fait que des équipes de sécurité expertes puissent désormais répondre aux menaces en quelques minutes change la donne. Mais avec la multiplication des identités machines et l’évolution en temps réel des environnements Cloud, l’automatisation et la rapidité de réaction n’ont jamais été aussi essentielles à la mission. Les données contenues dans ce rapport me rendent optimiste quant à l’avenir de la cyberdéfense ».