C’est un euphémisme : la révolution technologique en cours bouleverse de nombreuses entreprises. Avec l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle, de plus en plus de tâches répétitives ou analytiques sont prises en charge par des algorithmes.
Dans ce contexte, faut-il toujours accorder autant d’importance à ces compétences “de base » dans un monde où l’IA promet d’automatiser de nombreux processus ? Comment l’évolution technologique influence-t-elle les profils recherchés sur le marché du travail ? Indeed, par le biais de son institut de recherche économique Hiring Lab, dévoile quelques éléments de réponse dans sa dernière étude.
Les compétences informatiques “de base”, un prérequis qui reste fort
En examinant les compétences les plus couramment mentionnées dans les offres d’emploi en France, nombre d’entre elles s’avèrent être des savoirs-faires non techniques, notamment la maîtrise de l’anglais, le sens du service client, ou le sens de l’organisation.
- Cependant, les compétences techniques élémentaires, telles que la capacité à utiliser un ordinateur et des logiciels courants, sont assez largement répertoriées (dans près de 8% des annonces).
- La maîtrise du pack Office est même exigée dans plus d’une annonce sur vingt. 13% des annonces requièrent donc des compétences numériques de base.

- Les emplois de bureau, sans surprise, ont la plus grande part d’offres mentionnant ces compétences de base, avec en tête l’assistance administrative (22% des offres), les médias et la communication (19%), ou le marketing (17%).

- En France, depuis 5 ans, la demande de maîtrise de compétences numériques spécifiques a nettement crû dans les secteurs suivants : les services juridiques (+8,1%), la comptabilité (+5,2%), la banque et la finance (+4,1%), ou encore dans les RH (+3,4%)

L’IA, une compétence attendue par les recruteurs ? Pas tant que cela…
Premier constat : la part des offres d’emploi contenant des termes liés à l’IA reste modeste, et oscille entre de 1,5 à 2,5% en France.
Si les technologies d’IA générales (distinctes des nouvelles technologies d’IA générative) existent depuis un certain temps, la part des offres mentionnant des termes liés à cette technologie aujourd’hui est globalement similaire à celle du début de 2020.
- Cette part avait augmenté jusqu’en 2022, mais un ralentissement brutal dans le secteur technologique l’a fait diminuer à nouveau.
- Au cours de l’année écoulée, la part liée à l’IA dans les offres a commencé à augmenter de nouveau.

- Cette croissance s’est manifestée rapidement après le lancement de ChatGPT à la fin de l’année 2022.
- Toutefois, ces emplois restent rares, avec environ 0,15% des offres en France.
- Cependant, si cette forte trajectoire ascendante se maintient, les emplois liés à l’IA générative finiront par représenter une part sensible du marché du travail.
Bien que l’IA et d’autres technologies avancées soient appelées à transformer le marché du travail, de nombreux employeurs continuent de valoriser les compétences informatiques de base.
Celles-ci demeurent en effet essentielles au développement du capital humain en Europe : plus les compétences numériques de la main-d’œuvre progresseront, plus la diffusion des innovations numériques sera rapide, augmentant ainsi les gains de productivité.
Si vous souhaitez en savoir plus, cliquez ici pour accéder à l’étude complète.






