L’IA et les données au cœur du futur de l’IT

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En cette fin d’année, Ram Chakravarti, Chief Technology Officer (CTO) chez BMC Software, livre ses tendances pour 2026 sur les thèmes de l’Intelligence Artificielle (IA), de la donnée et de la règlementation. Tribune.

La course à l’IA va passer d’une approche « plus c’est grand mieux c’est » à une approche adaptée à l’usage

« Le paysage de l’IA actuel est incroyablement inefficace, comme si des moyens disproportionnés étaient utilisés pour une tâche simple. En 2026, la course à l’armement IA pour construire le plus grand et le « meilleur » LLM polyvalent ralentira à mesure que les coûts augmentent avec des rendements décroissants, et que les dirigeants examinent attentivement le ROI. L’avenir est une question de valeur mesurable. C’est pourquoi nous verrons une plus grande attention portée aux petits modèles de langage spécifiques à un domaine, formés pour des industries ou des cas d’usage spécifiques, et capables d’apporter une réelle valeur au bon prix. »

L’opérationnalisation des données déclenche des « jumeaux numériques »

« Pendant 20 ans, les données étaient des informations étudiées dans un rapport trimestriel. Aujourd’hui, elles sont opérationnelles, et considérées comme un actif central des produits, ou bien le produit lui-même. Toutefois, l’environnement des données sous-jacent est un réseau complexe de dépendances cachées qui peuvent facilement perturber de nombreuses organisations. En privilégiant la résilience informatique, davantage d’entreprises investiront en 2026 dans la création de « jumeaux numériques » en temps réel de leurs écosystèmes de données, non pas pour surveiller les données elles-mêmes, mais pour gérer le « squelette » complexe de tuyaux qui maintient le tout ensemble. »

L’IA va transformer l’IT et l’ingénierie, créant un énorme fossé de talents

« Le développement logiciel traditionnel a complétement changé avec l’essor du développement augmenté par l’IA, comme le « vibe coding » et les assistants de codage IA. Les cycles de développement longs qui étaient auparavant mesurés en semaines ou mois peuvent désormais être terminés en heures ou jours. Cela change les profils que les organisations souhaitent pour diriger et gérer les projets, avec moins de besoin d’équipes importantes de développeurs juniors. En 2026, les organisations rechercheront des « équipes de fusion » composées d’architectes seniors et d’experts spécialistes en résolution de problèmes afin de maximiser l’impact de l’IA, créant ainsi un fossé de talents pour les postes spécialisés et seniors. »

La règlementation et la géopolitique pour favoriser la localisation et la traçabilité de l’IA

« En suivant le modèle des règlementations sur les données comme le RGPD, il y aura une surveillance accrue quant à l’endroit où sont hébergées et traitées l’IA et les données. De plus, la montée en puissance des modèles open-source, notamment originaires de Chine, augmente le besoin de traçabilité autour des origines des modèles et leurs données d’entrainement, créant des « jardins clos » régionaux pour une utilisation conforme de l’IA. »