L’âge d’or de la technologie SaaS devient un vrai cauchemar pour le DevOps

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« À l’avenir, tous les logiciels seront disponibles via le cloud. » C’est ce qu’a déclaré en 2011 Marc Benioff, le PDG de Salesforce, souvent considéré comme le « créateur » du modèle SaaS (Software as a Service). Plus de vingt ans après le lancement de Salesforce, le cloud est devenu le modèle de distribution de choix des principaux éditeurs de logiciels dans le monde entier.

Tribune par Rohini Kasturi, Chief Product, SolarWinds – De grandes entreprises bien implantées depuis très longtemps ont adopté avec succès un modèle SaaS et des start-ups cloud natives ont prospéré en l’utilisant. Cela est dû au fait que le modèle SaaS présente des avantages considérables pour le fournisseur et le client, le principal d’entre eux étant la vitesse. Il est souvent plus rapide (et parfois moins coûteux) de créer, de déployer, de distribuer et d’installer des logiciels disponibles via le cloud.
 
La révolution du cloud a permis l’avènement de l’âge d’or des logiciels et provoqué d’énormes perturbations dans divers secteurs, comme c’est le cas pour Uber, Amazon et Netflix. Le marché mondial des logiciels se chiffre déjà à près de 600 milliards de dollars par an et il va continuer à se développer exponentiellement. Les applications cloud natives comme Zoom, Trello, Slack, ServiceNow et Workday sont désormais parmi les plus populaires sur le marché. Ces innovations qui ont radicalement changé notre manière de travailler et de vivre ne seraient pas possibles sans le cloud et le modèle SaaS. Les principaux fournisseurs de services cloud ont également prospéré, car le monde entier a besoin d’AWS® et d’Azure® pour utiliser les infrastructures et en assurer la maintenance. Chaque seconde, un flux interminable de données transite via ces entreprises pour assurer notre productivité et notre efficacité lorsque nous accédons aux applications et aux données d’entreprise, où que nous nous trouvions.
 
Même si nous souhaitons tous que ce soit la fin heureuse de l’histoire du cloud et que nous puissions poursuivre notre petit bonhomme de chemin en profitant des services cloud alors que nous sommes emportés vers un paradis SaaS éternel, ce n’est malheureusement pas le cas. Au cours des dernières années, nous avons remarqué que l’adoption du cloud présente des inconvénients considérables qui ont parfois compliqué à l’extrême la vie des professionnels chargés de la gestion de ces environnements. C’est surtout le cas des développeurs.
 
Le cloud a accéléré le développement des logiciels, notamment grâce aux microservices, pour faciliter l’ajout de fonctionnalités et créer des applications plus complexes. Il en résulte globalement une livraison accélérée des services et l’optimisation des performances. Pourtant, dans le même temps, le problème des architectures de plus en plus en plus complexes est qu’elles sont, bien évidemment, plus complexes. Même s’il est plus rapide de créer des applications dans le cloud, leur gestion est complexe. En outre, les applications ne représentent qu’un côté de la médaille. La pile entière d’une entreprise comprend un grand nombre de bases de données, de réseaux, d’infrastructures, de services cloud, et bien plus. Ces architectures complexes peuvent compliquer à l’extrême la tâche des développeurs chargés de la résolution des problèmes.
 
Tout comme une averse peut assouvir une vallée asséchée à un moment donné, et se transformer en une inondation mortelle le moment suivant, tout excès d’une bonne chose peut avoir des conséquences nuisibles. Comme tant de développeurs l’ont remarqué durant la réalisation devancée des tests des opérations, les microservices se chiffrant parfois par centaines qui facilitent tant l’élaboration d’une version sont devenus un casse-tête à gérer.
 
Alors que les équipes du DevOps gèrent des piles informatiques de plus en plus complexes, en dépendant souvent de plusieurs fournisseurs de services cloud, et accèdent aux données dans le cloud et sur site, l’aspect opérationnel de la tâche prend un temps considérable. Il est de plus en plus difficile pour les équipes du DevOps de garantir l’exécution ininterrompue des applications tout en assurant aux utilisateurs une expérience numérique optimale, alors que leurs responsables ne les lâchent pas d’une semelle pour savoir quand ils peuvent publier une mise à jour importante des services qui est indispensable pour se démarquer de la concurrence.
 
L’équipe du DevOps est donc absolument surmenée, accablée et donc incapable d’innover comme avant. Si vous lisez tous les rapports d’enquête publiés sur l’ingénierie de la fiabilité des sites, vous constaterez que cette tâche laborieuse compte parmi les principaux problèmes auxquels l’équipe du DevOps fait actuellement face. Soudain, le modèle SaaS ressemble de plus en plus à un frein, plutôt qu’à un actif qui facilite le développement des produits. Que peuvent donc faire nos pauvres équipes du DevOps ? Heureusement, il existe une solution (qui se présente ironiquement sous la forme de la technologie SaaS) qui donne aux équipes du DevOps de « nouveaux » yeux pour bénéficier d’une visibilité accrue sur leurs applications.
 
En passant de la surveillance réactive des applications, qui souvent se contente de signaler un problème, à l’observabilité proactive grâce à des informations exploitables qui permettent d’identifier et de résoudre les problèmes, les équipes du DevOps peuvent voire pointer le paradis SaaS. À l’aide de fonctions d’observabilité parfaite, les équipes du DevOps optimisent leurs performances et l’expérience utilisateur, quelle que soit la complexité de l’architecture des applications. Grâce à la supervision de bout en bout de la livraison des services et des dépendances des composants, l’équipe du DevOps peut enfin se consacrer aux projets critiques que ses responsables la prient d’achever.
 
Outre une amélioration de la supervision et de la visibilité sur les services, l’observabilité permet aux équipes de développement d’innover plus rapidement via le profilage de code en direct pour identifier les éventuels problèmes que rencontrent les utilisateurs ou les goulots d’étranglement des performances avant que le code ne soit livré. Cela permet de livrer plus rapidement des applications plus performantes tout en limitant les temps d’arrêt ou les problèmes de performance affectant l’utilisateur.
 
Les améliorations apportées au développement des applications grâce au cloud ne sont ni le début, ni la fin. Elles constituent plutôt une autre étape sur la voie sans fin de l’innovation, un parcours que nous pouvons faciliter et simplifier via l’observabilité.

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