Aider les TPE/PME à survivre face aux incertitudes

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Suite aux émeutes qui ont éclaté en France fin juin, la facture totale du montant des dégâts s’élèverait à plus de cent millions d’euros pour les contribuables. En première ligne, les commerçants qui ont subi de plein fouet la colère des casseurs et qui doivent, une nouvelle fois, payer le prix fort. A ce titre, le Ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, soutenu par la Ministre du commerce et des PME, Olivia Grégoire, a annoncé l’annulation des charges pour aider ces entrepreneurs à s’en sortir face à cette nouvelle épreuve.

Tribune – Pour Neila Choukri, fondatrice et CEO de Kolecto, le premier besoin est plus que jamais de garantir le remboursement – souvent insuffisant – des assurances de ces victimes collatérales et d’assurer le rallongement des délais de paiements, afin qu’elles puissent faire face aux difficultés sereinement.

« Manifestations, pandémie, catastrophes naturelles, ou encore inflation, sont autant d’obstacles sur le parcours des commerçants dont l’impact est immédiat sur le chiffre d’affaires et la survie. En effet, si les imprévus font partie de la vie d’une entreprise, et sont souvent anticipés, voire budgétés par les grandes structures, les petites doivent, pour leur part, également préparer ces incertitudes. Cette anticipation leur permettra de mieux appréhender la difficulté. Or, afin de pouvoir rebondir, elles ont besoin d’être soutenues et guidées pour prendre des décisions avisées, et d’avoir une vision claire sur les aides à leur disposition.

Pour ce faire, disposer d’un outil automatisé et basé sur le machine learning (ML) et sur l’intelligence artificielle (IA), leur permettra d’accéder à de l’information personnalisée en temps réel et d’aborder les difficultés avec davantage de recul et de sérénité. En complément, être accompagné d’un conseiller externalisé – plus abordable – leur permettra d’échanger sur les solutions possibles et de trouver des moyens d’assainir leur trésorerie afin d’affronter les aléas, combinés aux retards de paiements, aux impayés, aux erreurs humaines et autres potentielles pannes techniques induisant de nouvelles dépenses. 

En d’autres termes, les entreprises doivent être en mesure d’intégrer une “enveloppe de crise” à leur besoin de fonds de roulement (BFR) afin de pouvoir être mieux préparées à un événement externe susceptible d’impacter de manière conséquente leurs finances. Mieux encore, cela devrait être calculé automatiquement par l’outil mis en place, et discuté en direct avec la banque et l’assurance afin de prévenir, plutôt que guérir. Cette initiative devrait elle-même être prévue par le gouvernement pour soutenir les entreprises.

En 2023, tout commerce doit s’attendre à subir des dégâts matériels liés à des événements externes et calculer ce risque en amont. Cependant, le poids de cette projection et la peur de ne pas y survivre, les poussent certainement à ne pas s’y préparer suffisamment, quand cela leur permettrait, au contraire, de mieux l’affronter. La réalité est telle qu’elles ne peuvent, ni ne doivent le faire seules. Les dirigeants ont plus que jamais besoin d’outils et de conseils pour se préparer sur la base de leur trésorerie et de leur entreprise, au même titre qu’une grande entreprise, une aide avant tout abordable et sur-mesure. Anticiper dans un contexte incertain devient un véritable défi pour les TPE/PME. C’est pourquoi il est indispensable de les accompagner afin de les aider à s’adapter au monde d’aujourd’hui pour qu’elles continuent d’exister dans le monde de demain. »