A quoi ressemblera l’avenir du streaming ?

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Malgré les turbulences du marché, les plateformes de streaming continuent d’investir. Elles achètent des films à venir, des productions télévisées, davantage de contenu original, et même des jeux vidéo pour mobiles.   Selon les estimations d’Ampere Analysis, les plateformes de streaming dépenseront plus de 23 milliards de dollars en contenu original en 2023. En fait, l’un des principaux géants du streaming devrait maintenir ses dépenses en contenu à un niveau impressionnant de 17 milliards de dollars en 2023. Mais comme la crise du coût de la vie continue de s’étendre, les ménages ont réduit leurs dépenses dans tous les domaines. Cela inclut également leurs abonnements mensuels.

Tribune Western Digital – Pour faire face à la hausse des coûts et à la lassitude des abonnés, les plateformes de streaming ont élargi leurs bibliothèques de contenus, offrant ainsi au consommateur un choix encore plus vaste qu’auparavant. Le nombre de films et d’émissions de télévision continue d’augmenter sur les différentes plateformes, ce qui entraîne un besoin de stockage de données de plus grande capacité. La consommation accrue de données pose des défis importants aux plateformes, qui s’efforcent de fournir une expérience fluide à une base d’utilisateurs plus large. 

Découpage plus rapide : montage furieux

Pour que les diffuseurs justifient leurs dépenses de contenu, le principal défi d’une plateforme est de commencer à monétiser son contenu original aussi rapidement que possible. Les leaders du secteur s’efforcent de réduire le nombre de prises de vue principales, en transportant le matériel jusqu’à une salle de montage, afin d’envoyer le plus de contenu possible en post-production à un moment donné. Pour des raisons d’assurance et de sécurité, ces grandes quantités de données doivent être stockées en toute sécurité. Dans certains cas, un morceau de film tourné peut avoir trois copies, sur deux disques durs différents sur le site, dont un dans un endroit complètement différent, ce qui est connu comme la règle 3-2-1. 

Les délais d’exécution ne cessant de s’allonger de la prise de vue principale à la post-production jusqu’à la diffusion sur le petit écran, l’efficacité est essentielle au processus de streaming. Pour être plus rapide, les diffuseurs doivent optimiser leurs investissements. Des disques durs plus rapides continueront à aider à fournir et à maintenir un suivi complet des données enregistrées. 

Le poids des effets visuels

La fantaisie, les épopées de science-fiction et les grands films ainsi que les séries de super-héros continuent de se développer en tant que franchises commercialisables. Ces concessions commerciales ont transcendé les frontières et les cultures et sont devenues une partie de notre culture populaire collective. A vrai dire, certaines franchises sont elles-mêmes en train de devenir des marques. Et ces films et séries télévisées sont réalisés avec des budgets de cent millions de dollars et continuent à rapporter des milliards à eux seuls. Ils continuent d’attirer les individus les plus talentueux du secteur, comme en témoignent les effets visuels (VFX) étonnants qu’ils produisent. 

Cependant, les effets spéciaux époustouflants et les visuels immersifs ont un coût et il est important. Les données nécessaires pour faire d’une vision d’effets une réalité peuvent être énormes. En effet, la superposition d’effets visuels sur certains plans, par exemple des séquences de combat, peut atteindre et dépasser 1 téraoctet (TB) de données ! Un téraoctet est nécessaire pour stocker un seul plan afin d’appliquer l’effet visuel. Pour mettre cela en perspective, un film moyen de deux heures est composé de 1250 plans individuels. Les grands films d’action et les superproductions comptent plus de 3 000 plans par film. Tous les plans d’un film ne font pas appel aux effets visuels, mais la consommation massive de données ne fera qu’augmenter avec les progrès de l’industrie et les évolutions technologiques. Avec un potentiel de 3 pétaoctets (PB, soit 3000 To) de données nécessaires pour certains des films les plus avancés sur le plan visuel, le besoin d’options de stockage améliorées et plus rapides est une nécessité absolue. À mesure que les films et les émissions de télévision entrent dans la phase de postproduction, des disques d’une performance et d’une rapidité optimales sont indispensables pour conserver ces quantités de données copiées.  

La capacité, la performance et l’avenir 

Pour les acteurs du streaming, le défi à relever tourne autour de la capacité. Leurs projets comportant des volumes de données croissants, le stockage devra offrir de plus grande capacité pour répondre à la qualité croissante du contenu. 

En termes de visuels, le paysage du streaming connaîtra une plus grande innovation à mesure que les plateformes mettront à jour leurs propres directives de production de contenu. Cela affectera la manière dont le contenu est créé. Dans les deux ou trois prochaines années, les consommateurs commenceront à voir la transition du 4K (3840 x 2160 pixels) au 8K (7680 x 4320 pixels). Cette transition créera une expérience télévisuelle et cinématographique plus immersive, mais elle posera des problèmes au niveau des équipements.

Les téléviseurs et les appareils mobiles devront traiter les données à un rythme beaucoup plus rapide. Pour répondre à la capacité et à la vitesse des données téléchargées, les lecteurs à semi-conducteurs et la mémoire flash seront indispensables pour maintenir la qualité croissante du contenu à l’avenir, principalement lors du passage du 4K au 8K, voire au 10K ou 12K dans un avenir plus lointain, et des exigences visuelles accrues pour assurer le succès d’un film. Alors que le paysage du streaming poursuit son évolution, que les consommateurs exigent toujours plus de leurs services d’abonnement, les données continueront de permettre les changements qui se produisent sur le marché.