De janvier à avril 2025, le Threat Labs de Netskope a constaté une multiplication par trois du trafic vers des pages de phishing créées sur la plateforme Glitch. Ces campagnes de phishing ont touché plus de 830 organisations et plus de 3 000 utilisateurs depuis janvier 2025, ciblant principalement les membres de la Navy Federal Credit Union. Elles cherchent à obtenir des informations sensibles, notamment des identifiants de connexion à la messagerie électronique, des détails de cartes de crédit et d’autres informations bancaires.
Tribune Netskope – Les attaquants abusent des fonctionnalités de Glitch pour héberger gratuitement leurs pages frauduleuses sur plusieurs projets, chacun disposant d’un sous-domaine unique accessible aux victimes. La fonction « Remix » de Glitch leur permet notamment de dupliquer des applications web, en créant de nouveaux sous-domaines tout en conservant l’application d’origine active. Les cybercriminels peuvent ainsi créer plusieurs pages d’hameçonnage en quelques minutes. Certaines campagnes de phishing hébergées dans Glitch cachent leurs pages derrière de faux CAPTCHA, ce qui empêche les scanners statiques d’accéder à la charge utile de la page de phishing.
De plus, la moitié des campagnes étudiées utilisent Telegram pour exfiltrer les données des victimes et récupérer des mots de passe à usage unique, contournant ainsi l’authentification multifactorielle. Certaines campagnes de phishing imitent des pages de paiement, invitant les victimes à fournir les détails de leur carte de crédit et leur numéro de téléphone. Une fois que les victimes ont fourni ces informations, les attaquants demandent l’OTP, ce qui leur permet de contourner l’authentification multifactorielle et d’effectuer des actions frauduleuses. Certaines pages de phishing affichent de faux messages de réussite du paiement pour convaincre les victimes qu’elles ne sont pas victimes d’une escroquerie.
Pour en savoir plus sur cette analyse de Netskope, retrouvez l’article de blog en intégralité en anglais via ce lien.





