L’impact de la désinformation sur l’avenir de la démocratie est très présent dans les débats, particulièrement depuis l’arrivée de l’intelligence artificielle. Alors que 2024 est la plus grande année électorale de l’histoire, le volume et la complexité des campagnes de désinformation posent des défis aux journalistes et aux citoyens qui doivent démêler le vrai du faux.
Tribune – Neo4j, leader de la technologie des bases de données de graphes, soutient le journalisme d’investigation et d’autres utilisations de données complexes depuis plus d’une décennie. Dans ce cadre, il a accordé cette année à l’Institut pour la démocratie, le journalisme et la citoyenneté (IDJC) de l’Université de Syracuse, une subvention de recherche de 250 000 dollars et l’accès à sa base de données graphique et à sa technologie d’analyse, pour créer le projet ElectionGraph qui identifie et cartographie les fausses informations diffusées lors de la campagne électorale présidentielle américaine, entre septembre 2023 à août 2024.
Principales conclusions du rapport :
- Une page Facebook apparue sous le nom de Liberty Defender Group a dépensé 5 millions de dollars pour promouvoir des publicités inauthentiques, escroquant potentiellement des millions d’électeurs.
- Un appel à la modération politique : après la première des deux tentatives présumées d’assassinat de M. Trump, lors d’un rassemblement en juillet à Butler (Pennsylvanie), des appels ont été lancés à travers tout l’échiquier politique pour atténuer la rhétorique enflammée.
- Mais alors que le président Joe Biden était légèrement plus négatif dans ses publicités que l’ancien président Donald Trump à l’automne dernier et au printemps, cet été, M. Trump était nettement plus négatif que M. Biden ou que sa remplaçante à la tête du parti, la vice-présidente Kamala Harris. Près de 70 % des publicités de Donald Trump comportaient des attaques, des incivilités ou les deux. Au total, Donald Trump a devancé Joe Biden et Kamala Harris dans une proportion d’environ 5 contre 1 dans les publicités qualifiées d’inciviles.
- Les démocrates ont dépensé 10 fois plus que les républicains sur les plateformes Meta depuis septembre 2023, soit environ 50 millions contre 5 millions de dollars.
- Près de 3 500 pages Facebook d’organisations extérieures ont dépensé 55 millions de dollars au cours de l’année écoulée pour des publicités soutenant divers candidats. Elles ciblent les États clés et les grands États disposant d’une base de donateurs : Californie, Texas, Floride et New York. Elles s’adressent davantage aux femmes qu’aux hommes et particulièrement aux femmes plus âgées.
Par ailleurs, les données montrent que les deux partis ont adopté des approches différentes concernant leurs dépenses publicitaires sur les réseaux Meta. Dans l’ensemble, la campagne des républicains cible les électeurs plus âgés, tandis que les campagnes des démocrates se sont davantage concentrées sur les jeunes et les électeurs d’âge moyen. Donald Trump s’adresse davantage aux hommes qu’aux femmes, en particulier aux jeunes hommes, tandis que Kamala Harris poursuit la campagne de Joe Biden en ciblant les femmes de toutes les tranches d’âge.
Méthodologie :
Les résultats présentés dans ce rapport sont indépendants et appartiennent à l’université de Syracuse et à l’IDJC. Les chercheurs affirment qu’il aurait été impossible de trouver et mettre à jour ce rapport sans les graphes de connaissances Neo4j, du fait de la volatilité des informations présentes sur les réseaux sociaux.





