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Google est impliqué dans la lutte contre le piratage du fait de sa place prépondérante dans la recherche en ligne, notamment via son filtre spécifique “Google Pirate” et via le traitement des requêtes DMCA mais fixe néanmoins des limites aux demandes des ayants droit. 

Ainsi, la firme de Mountain View refuse en général de déréférencer les pages d’accueil des sites pirates pointés du doigt par la MPAA. Elle demande à la place à l’industrie du divertissement de lui communiquer des liens très précis de pages où les liens illégaux se trouvent.

Chaque semaine, Google reçoit un nombre faramineux de requêtes de désindexation visant des contenus piratés, plus de 3 million actuellement. Tout y passe : sites Warez (DDL), trackers BitTorrent ou encore plateforme de streaming. Bien souvent, les pirates ripostent rapidement après suppression et créez de multiples liens miroirs pour poursuivre la distribution du contenu.

Le but ultime des ayants droits : la page d’accueil

Bitdefender

Une récente requête de la MPAA (Motion Picture Association of America) vise à censurer 81 sites Web dans leur intégralité (les domaines complets en fait). Mais Google a accédé seulement à quelques requêtes, 21 suppressions pour le moment. Il n’est ainsi pas question de bannir la page d’accueil d’un site sans motif clair et légitime, même s’il est illicite, ou de retirer tout le domaine de l’index de Google. Si des exceptions peuvent exister (comme Uptobox ou BTJunkie), une contestation en cas de déréférencement permet a priori de rétablir l’adresse dans Google (c’est le cas de The Pirate Bay, retiré par erreur du moteur de recherche en 2009).

Google indique que les notifications sont effectivement traitées “à condition que ces dernières soient formulées clairement et précisément“. Or, Google précise qu’il ne prend aucune action, en particulier lorsque “les informations […] fournies […] sont insuffisantes“, le contenu est introuvable ou la demande est mal formulée.

Quoi qu’il en soit, 21 sites ont purement et simplement disparu de Google sans aucune forme de procès. A voir si une contestation de leur part permet de lever la censure, sinon, les sites sont définitivement perdus, sachant qu’un site de partage ne pourra pas vivre sans drainer de visiteurs depuis Google (très peu de chance du moins, sauf popularité extraordinaire).

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